‹ Louis XI. Tome premier: Le dauphinChapitre 73 sur 129 · AU SECOURS DE DIÉLPE · texte numérisé non relu

AU SECOURS DE DIÉLPE

adversaires!. On démolit la bastille; et quand le dauphin eut séjourné trois jours à Dieppe, où il laissa ses instructions il gagna Abbeville où les habitants le reçurent avec joie el honneur?, | |

Louis redescend à Paris, où il passe trois jours, à la’ fin d'aoûtÿ, gagne Meaux, Compiègne“ où il s'occupe d’assurer l'exécution des ordonnances royales relatives aux gens d'armes : besogne qui ne lui valut pas la sympathie des Parisiens qui ne pouvaient souffrir les tailles mises sur eux pour entretenir l’armée. Et le caustique Bourgeois de Paris note qu'à Meaux, Louis ne parut pas à l’église, mais qu'on le vit chasser « et faire telles vanités ou pis° ».

Le roi Charles venait de mander son fils à Tours. Il s’y rendit en hâte, car le comte Jean IV d’Armagnac s’agitait dans le Midif.

On assure que le roi Charles fit grande fête au dauphin Louis et le reçut noblement, lui et les seigneurs de sa suite, pour la belle victoire qu'il venait d'obtenir sur les Anglais. Et le roi lui exposa qu'il le chargeait de s'emparer de Sévérac, chef de bande qui rançonnait les gens de la Guyenne’. Louis gagne Toulouse où les députés de nombreuses châtellenies lui font leur soumission; et il tire d'eux de l’argentf.

Le comte d’Armagnac était cet insolent feudataire qui favorisait tant les Anglais et se vantait de pouvoir marier une de ses filles à Henri VI.

1. Chertier, II, p. 39-40; Monstrelet, VI, p. 78-79; Wavrin, p. 380-383 ; Basin, 1, p. 153; Martial d'Auvergne, 1, p. 212-213; Berry, p. 423-424 ; David d'Asseline : des Antiquitez et chroniques de la ville de Dieppe, p. 169-170; Thibault, p. 304-315.

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