‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 115 sur 289 · Ibid., fol · texte numérisé non relu

Ibid., fol

à la bonne grâce du roy vostre maistre, si vous povez parler à luy. » Ce valet se présente à l’armée devant Compiègne. On le prend d’abord pour un espion, et on le met aux fers. Mais le lendemain, au matin, le roi cause avec lui. Avant . de se mettre à table Louis réfléchit pour savoir s’il enverra quelqu'un aux Anglais. Il demande Commynes et lui parle à l’oreille. Louis aime à parler à l'oreille des gens. Et le roi le prie de venir manger dans sa chambre et de chercher son valet, Olivier Mérichon ? : il veut savoir s’il aurait le cœur de se rendre à l’armée du roi d'Angleterre en habit de héraut. | |

Le valet avait bon sens et douce parole. ILest bien étonné, car le roi ne lui avait parlé qu’une seule fois. Mérichon se jette d'abord à genoux et se croit mort. Mais Commrynes le rassure en lui promettant une charge d’'élu et de l’argent. Ils mangent ensemble et Commynes le met au courant de ce qu’on attend de lui. On introduit Mérichon auprès du roi qui le trouve de bon propos. Il commande au grand écuyer d’aller chercher une bannière de trompette pour lui faire une cotte d'armes. Le roi Louis n'était pas un homme cérémonieux. Il n'avait ni tentes de drap d’or, ni hérauts, ni trompettes héraldiquement habillés. On taille la cotte d'armes, le mieux qu'on peut; et le grand écuyer va chercher une plaque d’émail d'un petit héraut qui était à l'amiral. On apporte à Mérichon des houseaux. On lui amène un cheval. Et, sans que personne. en sût rien, notre héraut improvisé file tout droit à l’armée des Anglais.

Voici notre homme au camp des envahisseurs, avec sa cotte d'armes de fortune sur le dos. On le conduit devant la tente du roi Édouard qui demande ce qu’il venait faire. Mérichon dit qu’il vient de la part du roi de France pour parler au roi

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