‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 116 sur 289 · Commynes, I, p · texte numérisé non relu

Commynes, I, p

2. C'est le fils de Jean Mérichon, le maire de la Rochelle, homme de confiance du roi; en 1472, le roi avait fait un présent à son épouse (Bibl. nat., ms. fr, 324ur, fol. 327).

d'Angleterre. On le conduit à sa table où il dîne. Édouard l'écoute. |

Mérichon parle. Il y a longtemps que le roi Louis a le désir de faire bonne amitié avec le roi Édouard afin que les deux royaumes pussent vivre en paix. Jamais Louis n'avait fait aucune entreprise contre le royaume d'Angleterre. Certes, son maître a recueilli jadis Warwick; mais c'était là une feinte dirigée contre le duc de Bourgogne. Charles de Bourgogne a attiré en France le roi d'Angleterre pour s'en servir, pour tirer les marrons du feu. L'hiver va venir; le roi anglais a déjà fait beaucoup de dépenses. Il n’y a que les nobles et les marchands anglais pour désirer la guerre. Si le roi Édouard voulait traiter, il ferait certainement une bonne affaire. Car c'est aussi le désir du roi Louis. Le roi d'Angleterre n’a qu'à envoyer des ambassadeurs vers le roi de France et à se renseigner. Pourquoi les deux rois ne se rencontreraient-ils pas dans quelque village, à mi-chemin des deux armées 1?

Mérichon, le valet, a été un bon ambassadeur. Le lendemain, les délégués français et anglais se retrouveront à Lihons-en-Santerre.

Louis a compris. Ce qu'il lui faut maintenant, c’est de l'argent, beaucoup d'argent. Et il fait demander qu’on lui apporte le grand sceau. |

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