‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 117 sur 289 · Commynes, Ï, p · texte numérisé non relu

Commynes, Ï, p

+. Lettres, NT, p. 12-13.—Le 27 août 1496, assemblée générale des habitants d'Orléans au sujet de l'emprunt que le roi demandait « pour payer promptement certaine grant somme de deniers qu'il avoit promise aux Anglais pour les en envoyer de ce

royaulme ». Les bourgeois accordent 1 000 écus (Arch. du Loiret, CC. 562, fol. 4).

Le lendemain, dans un village près d'Amiens, se rencontreront les ambassadeurs de France et d'Angleterre. Le bâtard Monseigneur de Bourbon, amiral, Jean Blosset, seigneur de Saint-Pierre, l’évêque d’Évreux, Heberge, représentent Louis; Monseigneur de Howart, Thomas Saint-Léger, Jean Morton, le roi Édouard!. |

Suivant leur coutume, les Anglais réclament la couronne, et pour le moins la Normandie et la Guyenne. Bien assailli, bien défendu : c'est pour la forme.

Mais dès la première journée, les choses sont fort avancées. Les délégués anglais regagnent leur armée, tandis que le roi Louis examine les dernières demandes. Payement de 72000 écus comptant, une promesse de mariage entre le dauphinet Élisabeth, la Guyenne « pour la nourrir », des arrangements commerciaux. Une paix de neuf ans entre les deux royaumes englobant les alliés de part et d’autre, les ducs dé Bourgogne et de Bretagne du côté anglais. Et le roi Édouard offrait de nommer à Louis ceux qui trahissaient la couronne de France*. |

Le roi Louis est dans la joie. Certains pensent qu'il s’humilie. Mais ceux qui réfléchissent, et qui savent, estiment qu'il a pris le bon parti. De grands maux auraient pu suivre la descente des Anglais. Il y avait en France « beau-

Page 1