‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 118 sur 289 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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coup de choses secrètes », des raisons d’inquiétudes du côté de la Bretagne'. Le roi Louis presse le chancelier d'envoyer à Amiens le surlendemain le grand sceau et l’argent promis*.

Louis tient conseil. Certains sont d'avis que les Anglais dissimulent. Le roi ne le pense pas. Il allègue le temps et la saison, le mauvais tour que le duc de Bourgogne a joué aux Anglais en les plantant là. Le roi était certain que le connétable ne leur baïillerait aucune place; il envoie vers lui des gens qui l’entretiennent et le surveillent. Il connaissait au surplus le roi Édouard,un homme qui aimait fort ses aises et son plaisir.

Louis était plus sage que ceux qui le conseillaient. Il veut immédiatement de l’argent et demande l’aide de chacun. Sa pensée est telle : jeter les Anglais hors du royaume à n'importe quel prix, du moment qu'ils n’ont pas « la terre ». Dans ce dernier cas seulement, il aimerait mieux remettre tout au hasard d’une bataille.

Le connétable est affolé et il envoie souvent vers le roi, entre autres son serviteur Louis de Sainville et Jean Richer, son secrétaire. Mais Louisinvente une bonne scène pour édifier le vieux seigneur de Contay, serviteur du duc Charles, alors prisonnier sur parole. Il faitamener dans sa chambre Contay, et Commynes se tient derrière un grand vieux paravent. Le roi vient s'asseoir sur un escabeau, non loin du paravent. Louis de Sainville et son compagnon disent que le connétable les avait envoyés vers le duc de Bourgogne pour le retirer de l’amitié des Anglais et qu’ils l'avaient trouvé si en colère contre les Anglais qu'il les voulait détrousser à leur retour. Alors Louis de Sainville commence à imiter Charles de Bourgogne, à frapper la terre du pied, à jurer par saint Georges, à appeler le roi d'Angleterre Blaybourgne, fils d'un archer qui portait ce nom, autant dire bâtard, toutes les moqueries

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