‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 133 sur 289 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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sont maîtres des chemins de Lausanne et du pays de Vaux. Et Charles le Hardi, quia survécu au massacre de ses troupes, est contraint de fuir avec douze serviteurs. La moitié des Bourguignons est égorgée de sang-froid. Et René de Lorraine, tout joyeux, couche cette nuit-là sous la tente du duc Charles le Hardi. |

Le roi exulte. Il prévient immédiatement le grand maître de se tenir prêt : Charles s’est enfui, et il a perdu tout son <amp’'. Louis écrit aux Bernois pour les féliciter de leur victoire, grande, précieuse, réjouissante, car c'est aussi la sienne. Elle va nous apporter la joie et la paix; pour eux et leur postérité, elle demeurera un immortel honneur. De tout son pouvoir, Louis prie et remercie le Tout-Puissant et sa mère bénie. Il va adresser aux Bernoïis une ambassade, car il importe de confirmer définitivement leur alliance, de se débarrasser, à tout jamais, d’un ennemicommun*. Ilenvoie Guy de Poysieu à la diète des Suisses.

Charles de Bourgogne est à Salins, où il demande aux États nouveaux denierset nouvelle armée. Il laisse croître sa barbe, Comme un homme mélancolique. Sa passion l’aveugle, tel : ‘un taureau blessé. Il va se jeter maintenant sur la Lorraine, <ampant devant Nancy.

Le roi Louis n’est plus inquiet. Il poursuit son travail diplomatique, continue à tendre des toiles comme l'araignée; pensant toujours à arrondir le domaine“. Il règle les frais de ses ambassades, de plus en plus nombreuses et coûteuses” ; il prépare la défense d'Amiens‘.

Pas de pitié pour les ennemis de l'intérieur! Le duc de

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