Leltres, V1, p
Nemours, à la Bastille, sous la bonne garde de Philippe Luillier, à qui louis le recommande d'une manière spéciale I
Quel orgueilleux, ce duc de Bretagne! « Au fort, puisqu'il ayme tant les empoisonneurs et qu'il les garde si cherement, je mettray peine de recouvrer maistre Ythier Marchant, pour le luy envoyer? », écrit Louis. Le roi est fort el menaçant. Il n’est plus disposé à se laisser « longuement amuser * ». |
Ainsi le roi demeure aux aguets durant cet hiver où Charles le Hardi va asseoir son dernier siège. Louis comprend que c'est bientôt la fin, la trahison, l'aventure. Ses gens ont les oreilles ouvertes, et ils sont bien payés pour lui porter les nouvelles. L'une est désagréable : l’assassinat de Galéas Sforza, qui a reçu un coup de couteau à travers la gorge, dans une église de Milan“.
Charles le Téméraire vient d'apprendre que ses gens qui étaient à Nancy ont remis la ville aux mains du duc René II. Il arrive à Toul le rroctobre. Il a fait sa jonction avec le comte de Campo Basso et le comte de Chimay. Ils sont déjà une forte bande et les gros engins commencent à battre Nancy. Il fait froid. L'affaire s'annonce mal. Campo Basso est mécontent du Téméraire qui lui doit de l'argent. L’aventurier se bat pour de l'argent. Et il vient d'en toucher du roi Louis. Campo Basso s'entend à « pratiquer »; il plante là son maître fastueux, mais besogneux. Charles n'en revient pas. Mais Louis a fourni les sommes nécessaires au duc de Lorraine qui amène ses douze mille Suisses. Le Téméraire n’a plus avec lui que deux mille soldats. La rencontre a lieu le 5 janvier 1477. Les gens du duc de Bourgogne lâchent pied.
. Lettres, VI, p. 104.
. Ibid., p. 85.
[bid., p. 96.
. Ibid., p. 108.
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