Ibid., XVI, p
D. 1bid., XV, p. 647.
6. Bibl, nal., fr. ro 375 (en 1476). Les payements ont lieu à Londres, à la Saint- Michel. Au roi d'Angleterre, Ro 208 1. ; à Thomas, évèque de Lincoln, le chancelier, 1 6So |.; à Guillaume, seigneur de Hastings, grand chambellan, 3 208 1.: à Jean de Howart, conseiller du roi d'Angleterre, 1 y25 1, ; à Thomas de Montgommery, chevalier du corps 1 925 1. ; à Jean Morton, maitre des rôles, 962 1. ; à Guillaume Restout, bourgeois de Rouen, qui tient ce compte, 1 200 I. |
France, le beau royaume de l’équilibre et de la modération. Il fera écrire dans le préambule d’une ordonnance : « Nous, <onsidérant que la conduite et police de la chose publique de nostre royaume dont nous sommes le chief consiste prin- <ipalement en justice et en fait de finances!... »
C'est bien cela : un chef et un maître. On n'agit pas sans sa permission. Mais si vous avez compris sa volonté et sa pensée, vous serez libre d'interpréter. Rarement il dira : « Je suis content. » Le roi Louis ne s’épargne pas et n’épargne pas les autres. Il exige de la rapidité. Du tempérament du roi est sortie la poste. Les postes, ce sont les coureurs, chevaucheurs, porteurs de dépêches, qu'il a institués en tous les lieux de son royaume « pour la commodité de ses affaires et diligence de son service ». Ils sont sur les grands chemins du pays, de quatre lieues en quatre lieues, et entretiennent de petits chevaux, bien hanarchés, propres à courir le galop. Ils ont prêté serment, à leur grand maître. On les paye et on les contrôle au passage, de relais en relais. Ils portent la correspondance aux gouverneurs. Ainsi vont les ordres et les nouvelles, rapidement*. |
On a dit le roi très cruel. Maïs c'est une légende*. Laissonsda à ceux qui font visiter Loches, montrent les cages, les oubliettes et le cachot de Jean Balue. Ce temps est si dur,
1. Ord.. XVI, p.293, 26 février 1465. — 2.]Isambert, Recueil, X, p.487(19 juin 1464).
3. M. Orville W. Mosher l'a déjà reconnu, op. cit., p. 115 sqgq., p. 304, après A. Gandilhon, op. cil.,t. XX, p. 352-354. 1l serait trop facile de montrer les exemples de sa bonté, pour les pauvres surtout (Ord., XVII, p. 589. Voir Arch. nat., KK. 62,et Bibl. nat., fr. 6756-6759). — Michelet (Moyen äge, VIII, p. 421) cite un exemple de sa cruauté à propos d’un prisonnier, Jean Boon, espion anglais, peu recommandable personnage. Il avait été condamné à avoir les yeux crevés. L’exécuteur lui pocha les yeux et Louis aurait demandé qu'ou achevat de lui crever les yeux. Quoi qu'il en -soit, Jean Boon « y voyait assez pour se conduire en temps clair » (Voir Ch. Samaran, La Maison d'Armagnac, p. 172). La référence de Michelet aux titres scellés de Gaignières est fausse. — Voir p. 35x1, note, des preuves de son indulgence même pour des gens qui vvaient mal parlé de lui.
sournois et mauvais. Il faut se garder de tout et de tous, de son propre frère. Louis l’a éprouvé. Légende, l’empoisonnement de Charles de France!. Légende, l'invention des cages?. Et l'application de la question dans les interrogatoires est quelque chose de si commun alors, qu'elle est en vérité une forme de la procédure.
Le roi eut à se défendre. Plusieurs essayèrent d’attenter à sa vie. Jean Hardy a voulu l’empoisonner‘. On en fait un exemple terrible. Hardy est décapité sur la place de Grève. Sa tête demeure au bout d’une lance et les quatre quartiers du corps écartelé sont envoyés aux quatre grandes villes à l'extrémité du royaume‘. Louis châtie les traîtres. Il n’a jamais varié sur ce point. Il paye bien. Il en veut pour son argent. [1 faut le servir exactement, les hommes d'armes comme les autres, qui doivent observer la discipline; car c'est le peuple qui pâtit toujours de leur désobéissance®.
1. Voir p. 124. Jacques du Clercq, qui vivait à Arraset tenait le parti bourguignon, est le seul contemporain qui Faffirme. — L’arme du roi n'est pas le poison : c'est le procès, l’exécution. II dit à l'envoyé italien en 1464 que si Philippe de Savoie, qu'il a pris, mérite la mort, il le fera exécuter à Paris : « Je ne le ferai ni noyer, ni empoisonner. » (mb. Mil., p. I1, 106.)
2. Celle où l’on supposait avoir été enfermé Balue fut brûlée le 14 juillet 1793 par une autorisation du Tribunal révolutionnaire.
3, Information contre le prince d'Orange (Lettres, VII, p. 307). — Sur d'autres complots (Lettres, V, p. 359). : |
4. Sur lu tentative d'empoisonnement en 1473 par Jean Hardy, serviteur d’Ythier Marchand, au service du duc de Guyenne et duroi, comme secrétaire, cf. Chr. Scand., I, p. 303 ct Arch. nat., Z.1,n° 16; Bibl, nat., fr. 32 5r1, fol. 314, 345 v°. — Poncet de la Rivière, accusé de complicité avec Jean Hardy, obtint toutefois une lettre de rémission (Arch. nat., K. 732, n° 10). En 1494, il est question d'un autre prisonnier, mené de Chartres à Paris, accusé d’avoir tenté d’empoisonner le roi (Bibl. nat., fr. 32516, fol. 346 v°). Le Navarrais, Michel Salvasse, est condamné à être décapité, le 2 mars 1463, pour avoir tenté de prendre l1 ville de Biyonne « et le roi estant en icelle ». Le 18 août 1470, Jean Roy, criminel de lèse-majesté, est condamné par la Cour à être décapité et écartelé « sur certaines conspirations et machinations commises et perpé” trécs à l'encontre du roy et de son honneur ». En mars 1495. procès de Pierre de Neufville qui a fait des caractères sur le roi et écrit dedans des sortilèges ; 18 novembre 1455, procès de Regnault de Velourt, déclaré criminel de Ièse-majesté, décapité et écarlelé, pour avoir pourchassé certains traités avec des seigneurs du royaume contre le roi (Bibl. nat., ms. Du Puy 250).
5, Bibl. nat., ms. Du Puy 250 (26 février, 3r mars 1474).