Ph. Lauer, Les Chapeaur de Louis XI, p
3. Sur Michau d'Auron, l'étude de Bengy-Puyvallée (Mém. de la Sociélé historique du Cher).
Le roi, qui leur ressemblait tant, était naturellement l’ami des gens d’état moyen et l'ennemi des grands qui pouvaient se passer de lui. |
Volontiers, dans ses voyages, il descendait chez eux, dans leur maison *?. À Tulle, chez Pierre Reynal; à Arras, dans la petite maison du chanoine Jean Thibaut ; à Lyon, chez Jacques. Gaille, un conseiller de la ville; à Compiègne, chez Jean dela Morlière, clerc du trésorier des guerres, puis élu ; à Poitiers, chez le chef du chœur; à Valence, chez son ami François de Genas, président de la Chambre des comptes du Dauphiné; à Paris, chez Jean Luillier, clerc et receveur de la ville: chez Denis Hesselin, élu de Paris et prévôt des marchands; chez Pierre l’Orfèvre, seigneur d'Ermenonville, conseiller des Comptes, où il rencontrait Étiennette de Paris, Perrette de Chalon et Jeanne Baillet. |
C’est le monde de la bourgeoisie que l'ascension d’un Jean Bourré illustre, et qui parvient aux premières charges du royaume, tandis que la noblesse perd de son prestige et de son rôlet. Le roi fixe définitivement cette riche bourgeoisie dans la propriété des offices. Il en fait une autre noblesse, à laquelle s'ajoute celle des maires et des échevins. On verra officiers de justice et de finances succéder aux nobles dans leurs domaines, acquérir à leur tour les privilèges de la noblesse, le droit d’avoir des propriétés entourées de fossés, fortifiées de tours et d’échauguettes.
Le roi aime la chasse sur tous les plaisirs5. Dans la belle saison, il lance volontiers l’oiseau ; mais Louis n’y trouvait