A. Giraudet, Hist. de la ville de Tours, t, 1, p
4. A. Gandilhon, op. cit., t. XXXI, p. 47-50 ; Orville W. Mosher, p. 94; G. Bri-
card, Jean Bourré, p. 219. — 5. Sorte de dindons. 6. Chr. Scand., 1, p. 220.
a peur, Louis entre dans la cage et donne à manger à l’ours'.
Mais le roi est surtout un chasseur passionné. Pour courir après un sanglier de taille inaccoutumée, ce laborieux abandonnera les affaires. Un sanglier blessé dans la forêt de Mortagne se précipite un jour sur son cheval et Louis risque sa vie. Qu'importe! C'est son plaisir. Il payait des sommes considérables à des gens qui dressaient ses chiens et ses oiseaux. Mais le roi permet seulement de tuer les bêtes dangereuses ou malfaisantes. Il protège certaines espèces, les oiseaux royaux, les hérons, les cigognes, les aigrettes. Louis voulait la chasse pour lui ou ses amis, surtout sur les réserves royales*. Il tue le sanglier à l’épieu, le daim à l’arbalète, poursuit le lièvre à la course avec ses chiens.
Le roi Louis n’aimait pas, ou peu, les femmes. Elles nous dominent et Louis n’entendait pas être dominé. Ila euhorreur de cette Agnès Sorel qui soumit son père. On l’a vu, en son Dauphiné, avoir quelques aventures avec des bourgeoises. Au début de son règne, il a fait le faraud dans les rues de Paris avec Guillaume de Bische*. Il sait que les Parisiennes
1, Dom Gérard Robert, Journal, Arras, 1852,p. 214 (Acad. d'Arras. Pièces inédites).
2. La chasse a toujours été la conséquence du droit de propriété. Cette notion était forte chez le roi. Mais il n’est pas certain que Louis ait absolument interdit, au début de son règne, la chasse en France, comme Basin l'a affirmé (I, p. 72-75). Suivant le texte de Jean Maupoint (cité p. 22, note 2), le roi aurait interdit la chasse à cor et à cri des cerfs, sangliers, etc. En 1463, le roi rendit la chasse aux habitants du Dauphiné, parce que, dans ce pays allodial, ils l’avaient eue de toute ancienneté (Isambert, X, p. 461). Les abus avaient été grands puisque Charles VII dut rendre une ordonnance, en 1451, pour empècher les non nobles de chasser (Isambert, IX, p. 177). Les nobles avaient une tendance générale à étendre les garennes au delà de leurs limites, d’où la terre improductive, les paysans molestés. Chorles VII avait dù réagir. On voit Louis déterminer la clôture d’une garenne en faveur du seigneur de Lescun en 1479 (Ord., XVIII, p. 436) : le roi réserve ses droits et ceux des habitants. Les registres de la chancellerie contiennent bon nombre d'autorisations de garennes. Tout ce qu'a écrit Michelet, à ce propos, semble donc exagéré. Louis a dù réglementer la chasse dans l'intérêt des paysans, qu'il indemnisait soigneusement, en ce qui le concernait, quand des dégâts avaient été apportés aux cultures ou à leurs animaux. Par mondement, il interdit la chasse à la toile (Bibl. nat., ms. fr. 20486, fol. 159).