‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 17 sur 289 · IT III · texte numérisé non relu

IT III

GRAV, BRAUN

La famille Sforza 1. Francesco I, duc de Milan par Enzola II. Galéas-Marie-Sforza, double ducat III. Bonne de Savoie, épouse de Galéas-Marie, mère de Jean-Galéas-Mait IV. Jean-Galéas-Marie, double ducat d’or (Bibl. Nat, Cabinet des Médailles)

d'Italie : Vénitiens, Génois, Florentinst. Elles lui font des offres de service. Louis, qui s’est initié en Dauphiné aux roueries de la politique italienne, est bien à l'aise. I} à fait son choix.

H s'appuiera sur un principe de force, bien que ce choix <ontrarie la maison d'Orléans. Son allié sera Francesco Sforza, le duc de Milan. Il a la meilleure armée d'Italie et sait la commander. Louis n’a que six mois de règne, et déjà le voici <omme s'il disposait de toute la terre. Envers les uns, c’est la menace, envers les autres, l’amitié®.

Il accueille solennellement l’ambassade de Francesco Sforza qu'il connaît depuis des années. C’est sur lui qu'il joue pour gagner le reste de l'Italie. Louis se fait gracieux, S’informant de la santé du duc de Milan qui était en ce temps-là Jlanguissante. D'un regard, il peut tout embrasser*. Car chez Louis, il y a autant d’instinct que d'intelligence et d'activité. Ïl use d'une méthode que nous ne comprenons pas toujours et que les joueurs comprennent. On ne réussit pas toutes les entreprises sagement préparées et on réussit parfois ce qui a été accroché par hasard. Louis déroute tout le monde. Il est si pressé et ne travaille pas suivant le rythme des autres.

Il vient de penser à l'Italie, le voici tourné vers l’Angleterre. Louis semble d’abord résolu à vivre en paix avec Édouard IV. Il a même fait arrêter à Eu les envoyés de la femme de Henri VI, Marguerite d'Anjou, au commencement d'août 1461. C’est sur un petit seigneur, le sire de la Barde, qu'il met son espoir. Louis l'envoie vers le roi Édouard pour Jui demander de fixer une journée où l’on pourrait résoudre ce grand problème de la paix de France et d'Angleterre.

1. Chastellain, IV, p. 199. 27 décembre 1461; Desjardins, Négociations diplomatiques, I, p. 116, 124. Cf. fr. 6968, fol. 113-118.

2. Chastellain, IV, p. 204-205. Voir les dépêches des ambassadeurs Milanais, I, et Desjardins, 1, p. 127. — Le roi Charles était l'allié du duc de Milan depuis 1446 (Bibl. nat., ms. fr. 6966, fol. 64).

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