‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 180 sur 289 · Ord., XV, p · texte numérisé non relu

Ord., XV, p

2. Copin de Delf, peintre, dora les fleurs de lys de la Porte Bannier. On y lisait lapancarte suivante :

En moy a pris tant de delis De France le tres noble roy, Qu'il m'a donné ce cueur du lis Que je porte pour bon arroy.

(Arch. com. d'Orléans, CC. 558 ; D. Lottin, Recherches, I, p. 317.)

loyaux qui ont résisté à toutes les entreprises des adversaires de la France. La ville est de fondation royale, et toutes les fois que les ennemis de la foi catholique l’ont assaillie, par l’aide de Dieu et la loyauté des bourgeois, ils ont été repoussés et détruits honteusement. Ainsi le rappelle Louis dans la concession qu’il fait aux habitants de pouvoir acquérir des fiefs nobles. D:

Les faubourgs de la villeavec leurs belles églises avaient été incendiés par les Anglais durant le grand siège. Louis va les rétablir. Il veut faire d'Orléans un grand camp militaire où il aura son artillerie, ses chariots; il y fait édifier une nouvelle enceinte qui abritera les églises de Saint-Aignan et de Saint-Euverte. Louis entend qu'on y travaille avec rapidité. Comme cette partie de la ville n’était pas habitée, il donne Île droit aux gens de métier, drapiers, tisserands, couturiers, d'y ouvrir leurs échoppes*. La défense de la cité le préoccupe surtout. Le roi accorde des droits sur les pintes de vin et le sel pour que l’on puisse réparer les murailles; fait souvent visiter sa fortification et le pont-levis de la rivière ; la ville est soigneusement gardée.

Orléans est sa ville à lui, plus que la ville de la duchesse, où Hermann Spéradan, tailleur d'images de pierre, sculpte les figures de Notre Dame, de saint Paul, les armes du roi et d'Orléans sur le portail de la Porte Renard *. D'accord avec la duchesse, on transportera dans l'hôtel de Monseigneur d'Orléans le salpêtre de l'artillerie royale °. L’échevinage protestera en vain contre la nouvelle enceinte de la ville : le roicontinuera à donner en garde aux Orléanais ses boulets de fer ‘et Pierre Chevalier, lieutenant-général du gouverneur

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