Ord., XVII, p
>. Ibid., XV, p. 261. ; 3. Bibl. nat., ms. fr. 20493, p. 10, cité par Louis Jarry, Histoire de Cléry, auquel
j'ai emprunté les détails qui ne se trouvent pas dans les Ordonnances. 4. Ord., XVIIT, p. 357.
l’église sera en grande partie détruite par un incendie, l’année suivante. Louis obtient du pape de nouvelles indulgences pour ceux qui diront trois fois à midi l’Ave Maria pour la paix. |
Mais Louis veut son église à lui, et il achète Cléry à son « beau frère le comte de Dunois ». Il a le projet d’y faire travailler Michel Colombe, tailleur d'images, et Jean Fouquet, peintre à Tours. Il envoie des villes d'argent : Arques : et Dieppe, en ex-voto ; en 1476, il y acquiert une maison avec des écuries pour ses mules, un four pour cuire son pain. Un de ses enfants y repose, François, comme Tanneguy du Châtel, serviteur de son père. Lui aussi veut y reposer. Ses dons redoublent durant les dernières années de sa vie. On y édifie son tombeau; les revenus des greniers à sel de Meung et d'Orléans sont mis à contribution’. Et sur la fin de ses jours, Louis aura le désir de venir habiter dans sa maison de Cléry où il fera ajouter une galerie. C’est une maison de briques et de pierres, comme celle de Saint-Aiïgnan. Et le roi demandera à Bourré, en 1482, de faire agrandir l'église, cependant si vaste et majestueuse, de quatre piliers.
Telle est l’histoire de Cléry,où Louis, mystique et pratique, a fait le rêve de vivre en moine, et qu'il a tout de même annexé à son domaine.
Mais c’est Tours qui sera la résidence habituelle du roi Louis, autant qu'il demeurera quelque part”. La ville de Tours avait été, au même litre que Bourges, la capitale du royaume durant le règne de son père. Louis s'était marié pour la première fois à Tours, dans la chapelle du fort chäteau qui commandait le pont. Charles VII y avait séjourné souvent: il avait fait des libéralités à la châsse de saint