Ord., XVII, p. 473. — 3. Ibid., p. 531r
profit, exerçant laborieusement l’un des sept arts mécaniques, à grande peine corporelle, astuce et industrie *. |
On verra le roi, en 1475, donner l'octroi du sel au chapitre de l'église de Tours; etil se dit dévot au corps de saint Martin qui a fait plusieurs beaux et grands miracles. Saint Martin l'intéressait particulièrement puisqu'il a fait dresser sa généalogie par Ambroise de Cambrai, son conseiller et maître d'hôtel’. Ce dernier lui avait trouvé des parentés avec des sénateurs de Rome, avec Flavius, roi de Hongrie. Il était le plus proche héritier de l’empereur Julien, mais il avait renoncé à l’empire pour le ciel. Et sur la pièce, nous voyons les armes du ‘saint : un écu de sable avec des bandes de gueules. Les dons du roi à Saint-Martin devaient faire impression, car contrairement à ce que nous pourrions penser, les générosités aux églises étaient plutôt rares. C’est ce qui résulte d’un différend entre le chapitre de Saint- Martin et le trésorier, au sujet de la somme donnée en reconnaissance de la prise de Perpignan, arrivée la veille de la fête du saint et par son intercession *. Louis faisait surveiller l'emploi de son argent; et il envoyait à Saint-Martin Jean Bochard, évêque d'Avranches, son confesseur, pour connaître ce qui avait été fait de ses douze cents écus. L’évêque d’Avranches rapporta que cette somme avait été employée à bâtir un revestiaire, et qu’il avait vu sur la verrière la figure du roi présentant ledit édifice à saint Martin, avec les écritures contenant la déclaration du miracle. Ainsi les gens de Tours connaissaient la prise de Perpignan i.
Les habitants du faubourg de Tours se plaignaient souvent de l'administration de la ville, à laquelle ils ne participaient pas. Sur le chemin des Montils, il y avait une char-