‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 221 sur 289 · Arch. com. de Dijon, I · texte numérisé non relu

Arch. com. de Dijon, I

4. Voir le programme de « Réception de la très noble et très excellente personne le roy nostre sire à sa premiere venue en ladicte ville en laquelle il entra le penullieme jour du mois de juillet » (Arch. com. de Dijon, 1, 5). Décision de la ville de faire « ladicte reception au mieulx et au plus triumpheusement que faire se pourroit ». — Arch. com. de Dijon, B. 165, délibérations du 5 juillet et du 2 août.

LA CONQUÈÊTE DE LA BOURGOGNE 28q

gneurs de sa suite, Le clergé porte des reliques que Louis baise; et le maire lui demande, suivant l’antique usage, de jurer d'observer les libertés. publiques quand il serait à Saint-Bénigne. Le roi entre dans la ville à cheval, précédé du bailli de Dijon. Il est au milieu des siens, près de Philippe Pot, seigneur de la Roche et de Châteauneuf, chambellan. La ville a habillé des personnages à ses côuleurs, de blanc et de rouge. On a sorti la tapisserie. Il y a des moralités. Les plus

notables et anciens échevins portent le drap d’or sur la têle du roi. Étienne Berbisey l'aîné! fait le discours d'usage, de grande substance. Le roi se rend à Saint-Bénigne où l’attendaient le clergé et tous les collèges de religieux. Louis baise la relique du saint. La procession le conduit au chœur. L'abbé présente l'anneau symbolique, signe de l’alliance qu'il faisait avec la Bourgogne. Les Bourguignons lui demandent de leur être bon prince et seigneur, de les garder en leur franchise. Le roi quitte l’abbaye pour se rendre, précédé de trompettes, de ménétriers et de tambourins, dans le palais des ducs où il va s’asseoir. On a bien pu y faire disparaître les armes de Bourgogne, puisqu'aux vitres de la Chambre des comptes on mettra à leur place les armes du ‘roi, celles du dauphin et la figure de saint Michel?. Louis se montre extrêmement large et généreux *. Mais il fait payer aussi les impôts aux nouveaux détenteurs des biens de ceux qui ont fui *. On répare les ruines, les murs d’'Auxonne.

Ainsi Louis conquit la Bourgogne. Mais, comme il faut \

1, C'est le même qui avait reçu Charles le T£méraire (Arch. com. de Dijon, L. 413, fol. 214). mù

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