‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 223 sur 289 · LA MAISON D’AUTRICHE. — GUINEGATE · texte numérisé non relu

LA MAISON D’AUTRICHE. — GUINEGATE

Que d’ambitions, que de prétendants autour de la jeune Marie de Bourgogne! 11 y a eu le dauphin Charles, qui semble décidément trop petit’. Antoine de Woodville, lord Scales, comte Rivers, frère de la reine d'Angleterre, est, lui, trop vieux et mince seigneur pour une si riche héritière.

Le roi Louis ne paraît pas opposé à une union anglaise, si elle permet une entente qui amènerait le dépècement de la Flandre”. L'affaire est cependant grosse de conséquences. Mais c’est le roi d'Angleterre lui-même qui l’élude. 11 sait que les villes de Flandre sont peuplées et fortes, que le pays de Brabant serait difficile à garder. Et les Anglais, en relations de commerce constantes avec la Flandre, ne tenaient pas à s'engager dans ce guêpier. Ils préféreraient tenir Boulogne. Le roi Louis aussi. Et c'est pour cela qu’il a donné la ville à Notre-Dame, sa protectrice, et lui a offert son cœur en or fin. Le roi Édouard était brave, mais il n’envisageait

1. Ï était né en 1470. — Voir une instruction du roi donnée à ceux qui iront à Tournai (Lenglet du Fresnoy, Preuves, IV, p. 515-516). Cf. Le Grand, ms. fr. 6984, fol. 468.

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