‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 225 sur 289 · US NO · texte numérisé non relu

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Le roi se bornera à répondre de « sa tant douce parole! », endormeuse comme le chant de la sirène, aux lettres de Maximilien lui faisant part de son mariage, et protestant contre ses conquêtes et ses violences : il ne doit pas ignorer les trêves prises, il y a neuf ans, par Charles de Bourgogne.

Le poète Jean Molinet, qui a succédé comme indiciaire à Chastellain, traduit alors les sentiments du peuple de Flandre et son espérance. Il imagine l'allégorie du Naufrage de la Pucelle®. Car la Pucelle qui faisait naufrage sur la nef de Bourgogne, la douce et la bonne qui porte le nom que répètent les anges, c'est Marie, la Marie sans mari. Molinet la montre sur les flots soulevés, elle et son écuyer, Loyal Cœur. Mais comme un autre saint Georges, un glorieux chevalier va l’arracher des mâchoires de la baleine. Ce sauveteur chevaleresque sera Maximilien, fils de l'Empereur avare. Les bonnes gens ont pleuré de joie à la musique de ses noces; et l’on a crié de nouveau : « Vive Bourgognel Vive qui est venu! Vive Maximilien! »

Ainsi la maison de Bourgogne est sauvée des eaux et échappe à la tempête.

La première année du mariage, Marie a un fils. C'est l’archiduc Philippe; la deuxième, une fille, qui sera Marguerite d'Autriche; la troisième année, un fils nommé François dont le parrain est ce vieil ennemi de la France, Je duc de Bretagne.

Le roi Louis continue la conquête de la Bourgogne et il flatte les Suisses. Ceux-ci le connaissaient. Et les Suisses lui firent payer cher d'abord leur non-intervention; ils le faisaient chanter. Mais Louis ne leur tenait pas rigueur‘. Le

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