Lettres, IX, p. 59-6o
Louis, sur son déclin, n’a pas varié. Maintenir la paix en Italie, la paix en Angleterre‘. Maximilien tient injustement plusieurs pays de son domaine, dépendant du duché de Bourgogne ; il ne veut pas faire hommage des terres qu'il tient dans le royaume à cause de sa femme*?. Louis paye régulièrement les Suisses *. Il secoue Mgr du Bouchage : qu'il ne traite pas la paix avant d’avoir obtenu la trêve que veut le roi : « Je vous ay tant de foiz dit quelle treve c’est, sans rien baïllier ni randre“.» Et Louis sait aussi que lorsqu'on négocie, il ne faut pas presser les gens en besogne. Il convient de traiter par procureur avec un ennemi : « Aussi les lettres que on escript de ennemy à ennemy jamaiz ne
viengnent ès mains du roy. » C’est la leçon de Péronne.
Au mois de mars 1479, le roi Louis était au petit château
1. Le roi d’Angleterre'est régulièrement appointé et on lui expédie ses vins (Ord., XVILE, p. 474). La valeur de la monnaie anglaise qui circulait en France est augmentée pour la bonne union des deux royaumes (/bid., p. 522). — Sur le rôle de Louis XI, se considérant alors comme le chef temporel et pacifique de la chrétienté en Italie, voir l'intéressante publication de G. Ptrinelle : Dépêches de Nicolas de Roberti, ambassadeur d'Hercule Ier, duc de Ferrare {Mélanges hist. el arch. de l'École de Rome, t. XXIV, 1904), le recueil de Le Grand, ms. fr. 6986.