‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 236 sur 289 · Leltres, VIII, p · texte numérisé non relu

Leltres, VIII, p

8. Leltres, IX, p. 5. — 4. Lettres, IX, p. 19. — 5. Lettres, IX, p. 26.

des Forges qui domine la forêt de Chinon : un merveilleux pays de chasse. Ce manoir appartenait au seigneur du lieu, Jean Venault, fourrier des logis du roi. C'était un dimanche et le roi Louis était allé entendre la messe à Saint-Benoît-du- Lac-Mort. Pendant le dîner, le roi Louis est frappé soudainement. [l perd la parole. On doit le ramener aux Forges. On le tient près du feu, les fenêtres closes, tandis qu'il voudrait de l’air?. Il étouffe, l'infatigable travailleur.

Mais en juillet 1479, le roi se dispose à gagner Dijon. En route, il a chevauché par la chaleur; il ne peut respirer, et il a le flux du ventre. Louis doit s'arrêter encore quelques jours dans les bois du Gâtinais pour y trouver la fraîcheur. Le roi écrit aux gens de Lucerne : il a dompté la Franche- Comté; le duc de Bretagne est soumis; il a conquis la Picardie et poursuivra les hostilités jusqu’à la soumission complète du duc d'Autriche“. Mais Louis se montre inquiet de l'air, de la mortalité; il demande s’il n’y a point d’épidémies à Dijon ‘. Et pour chevaucher, il veut un grand chapeau, comme celui que l’évêque de Valence lui avait rapporté de Rome, avec des poils d’un pouce d'épaisseur, qui couvre les épaules et l’échine. C’est un chapeau qui remplace un manteau de pluie : «et aussi pour le chault il valloit une petite maison ». |

Le roi Louis devait passer une grande partié de l’année 1480 au Plessis. Louis a sa trêve de cent ans avec les

1. On venait de faire des travaux assez importants au logis des Forges : des huisseries, des cheminées, des cuisines, un puits dans sa maison de bois. Jean Forgier, le serrurier, forge deux cents chausse-trapes. Le roi y avait des oiseaux, des chiens, des sangliers (Arch. nat., KK. 64). '

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