Leitres, VIIT, p
h. Lelires, VIII, p. 48-52.
5. Leltres, VII, p. 53. — Visite par ordre du roi de tous les villages des environs {Arch. de la Côte-d'Or, B. 1683).
6. Lelires, VIII, p. 170. — Amortissement d’une rente en faveur des religieux de la ‘Grande Chartreuse pour prier la Vierge pour lui, sa famille et la prospérité du royaume (Ord., XVIII, p. 555, juillet 1480 .
LS
LE DÉCLIN — LA MORT DE MARIE DE BOURGOGNE 31lI
Anglais!. Il paye régulièrement son tribut de 50000 écus. Louis s’est déplacé une fois cependant, mais c’est pour venir à Paris recevoir les ambassadeurs d'Angleterre (3 juin). Il y a parmi eux M. de Howart, protonotaire?. Le roi les mène au Palais, à neuf heures du matin, et l’on fait sortir tout le monde. Pas de témoins, sauf ses gens, à leur entretien. Le roi ne fait que passer. Il regagne l’Orléanais. Mais aux ambassadeurs anglais on distribue la belle vaisselle d'argent sur le Pont-au-Change “. Et la veuve de Charles le Téméraire, Marguerite d’York, qui vivait retirée à Londres, pouvait écrire à Maximilien que M. de Howart avait ramené tout le tribut « pour le terme de Pasques derrenier passé, que le roi l'avait accablé de dons et de promesses, qu'il s’obligerait à tout devant le Saint-Siège, si Édouard voulait bien réaliser la promesse de mariage entre le dauphin et Élisabeth, et surtout abandonner le duc de Bretagne et l’archiduc Maximilien*. »
Maximilien, l’homme au grand nez et à la mâchoire en ganache, est oblique et buté. Il venait de poursuivre une double négociation avec le roi Louis pour obtenir une trêve, avec le roi Édouard pour obtenir la rupture de cette même trêvef. Marguerite d’York négociait pour lui en Angleterre afin de former une ligue contre la France”. Et le roi d’Angleterre avait convenu de mettre à son service 1 500 archerss. Du côté des Français, Coulon, l’amiral, et d’autres écumeurs
1. Elle est ratifiée à Londres, le 13 février 14759 (Lenglet du Fresnoy, Preuves, AV, p. 560).