OUIS XI. — II . | PI. XXI
GRAY. BRAUN
I. Maximilien, duc d'Autriche, par Giovanni Cardida II. Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, son épouse (Bibl. Nat. Cabinet des Médailles)
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Julien de la Rovère vient d'écrire à Maximilien qu'il avait trouvé le roi à Vendôme tout à fait enclin à la paix et qu'il allait continuer à l’exhorter à cette sainte œuvre!. Mais Maximilien faisait traîner les choses en longueur. Il ne voulait même pas reconnaître le légat et refusait de le recevoir?. De son côté, Édouard IV se montrait inquiet. Il reprochait à Maximilien son alliance avec l'Écosse et de causer seul avec le roi Louis*. Des troupes anglaises sont prêtes à passer dans les Flandres ; et le roi d'Angleterre écrit cependant à Maximilien de faire une trêve de deux ans avec le roi de France : il lui fournirait dans ce cas cinq mille combattants, «en attendant la mort dudit roy Loys, laquelle est apparente bref devoir arriver“ ». |
Une seconde attaque, au Plessis, au mois de mars 1481, frappe le roi. Et, cette fois, Louis est en danger de mort. Il a perdu la parole et la mémoire.
Angelo Cato, le bon ami de Philippe de Commynes,quilui a dédié ses Mémoires, accourt. Ce Napolitain est astrologue réputé, philosophe et médecin. Ila servi le duc de Bourgogne et maintenant il sert le roi de France. Il lui administre sur l'heure un clystère, fait ouvrir les fenêtres, donner de l’air dans la chambre. Le roi retrouve difficilement la parole. Il indique par des signes ce qui lui est nécessaire. Louis fait appeller l’ofticial de Tours pour se confesser. Il veut près de lui Commynes qui était en ce temps-là sur sa terre d’Argenton. Mais quand Commynes arrive, il trouve Louis à table, avec maître Adam Fumée, maître des requêtes et médecin de son père. Il y a là aussi maître Claude; qui est