‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 243 sur 289 · NE DIT · texte numérisé non relu

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Marguerite d’York, 3Me femme de Charles, duc de Bourgogne

PHOTO A. GIRAUDON

entre le Pont-de-l'Arche et le Pont Saint-Pierre. Le roi veut aller voir ses six mille Suisses. Il remplit le vœu fait à Saint- Jacques de Galice”. Il arrive au camp, le 22 juin, et rentre au Plessis le ro juillet 14812. Il rassure les Anglais qui s’ima-

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ginent déjà le voirà Boulogne, mettrele siègedevant Calais”.

Mais si Maximilien a donné au comte de Chimay et à ses ambassadeurs en Angleterre ses instructions pour négocier ‘ une ligue contre la France où il a réservé son rôle au duc de Bretagne“, s’il allègue sa puissance, la guerre de Gueldres terminée, la soumission de la Hollande, l’ordre, l’obéissance, la justice qui règnent comme au temps du duc Philippe et du duc Charlesÿ, les Anglais n'ont pas pris d'engagements. Et même le roi Édouard a fait conseiller à Maximilien, par Thomas de Montgomery et le docteur Cock, ses ambassadeurs, de prendre une trêve avec le roi de France ‘.

C’est de Rome que vient maintenant la brise de paix.

Le dimanche 29 avril, sur les neuf heures du matin, le roi a reçu très solennellement au Plessis les bulles du Pape Sixte IV. Il y a là le duc d'Orléans, le seigneur de Beaujeu, François de Laval, comte de Montfort, le chancelier, l’arche- vêque de Bordeaux, les évêques d'Albi, de Grenoble, de Marseille, ses chambellans, ses notaires. Le roi écoute le discours des envoyés qui commentent les progrès que font les Turcs, même en Italie. Les princes doivent s'unir pour leur

1. Lettres, IX, p. 37. — Le 23 décembre 1480, le roi mande aux gens d’Église de Beauvais « que on face solennité et feste en sainte Église de la desconfiture faite devant la ville de Rhodes des Turcqs » (Arch. com. de Beauvais, BB. 10, fol. 3r9).

2. Commynes, 11, p. 44. — On voit qu'en 14R8r, les commissiires du roi établissent à Compiègne 560 « honnestes Allemans nommez Suisses » (Arch. com. de Beauvais, BB. 7). Le roi dut écrire à ce sujet (BB. 6). Cette mesure, prise pour la défense du pays, fut dure pour les villes. Ainsi sur l'élection de Beauvais 4832 [. furent levées pour payer les gens d'armes remplaçant les francs archers. La ville payait auparavant 200 1. ; elle devra en payer 708 (Arch. com. de Beauvais, BB. 10, fol. 288, 291.)

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