Bibl. nat., ms. fr. 32617, fol
la maison sur huit bateaux; et la galiote du roi est toujours prête pour le passer sur la Loire ou le mener à la ville. Louis a demandé qu'on lui fasse une tour, à un endroit qu'il a montré, voûtée en bas, avec un étage au-dessus, et de grands fossés devers la cour. Il écrit à Bourré que ceux du côté du Parc sont bons et qu'il suffira de les approfondir’. Le roi approuve le projet de faire reculer la Loire.
Mais dans les dernières années du roi Louis, on n'entre plus au Plessis. Le roi n’y loge plus ses amis; et ceux qu'il y reçoit sont accompagnés. Guillaume de Brion et Guillaume de Montbazon, marchands demeurant à Tours, ont fait entourer le Plessis d’un treillis de gros barreaux de fer ÿ.
C'est une simple grille intérieure dont la nouveauté surprend. Sur la crête de la muraille, on a posé des broches de métal. On y a fait construire, à grands frais, quatre guérites de fer par où on peut ajuster à l’abri un coup d’arbalète. Quarante arbalétriers y montent la garde ; ils ont l’ordre de tirer sur quiconque approcherait la nuit jusqu’à ce qu’on ouvrit les portes, au matint. C'est l'appareil qui a suggéré aux romantiques le sombre décor! |
Louis n’a conservé que quelques valets, gens de petite condition, qui se doutent bien du sort qui les attend au changement imminent de règne. Louis ne veut plus savoir d'eux que les nouvelles qui concernent l’état ou la préservation du royaume. Car rien ne lui chaut. Il a paix et trêve avec chacun. Le roi a fait sa besogne. Il est bien fatigué. Son médecin, Jacques Coitier de Poligny, qui a été clerc des Comptes, premier président, est le seul humain avec qui il