‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 42 sur 289 · Basin, Il, p · texte numérisé non relu

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d’un maire de la Rochelle, qui a de l’ordre, la connaissance de l'administration, des affaires financières, est conseiller maître des Comptes, général des finances. Il sait trouver de l'argent et sera le principal agent de Louis entre la Bourgogne et la France. Plus tard nous le verrons, comme chancelier, présider les grands procès politiques, conclure les traités de paix. Guillaume de Cerisay, Normand, greffier civil du Parlement, fera lui aussi une fortune. Mais Louis n'aime guère les Parlementaires. Ils sont si longs dans leurs discours et si obstinés dans leurs droits! Ces gens-là ne savent que refuser d'enregistrer les lettres. Et ils ne sont pas pressés, comme le roi qui, plus tard, a désiré de «les brider », suivant son mot à Commynes. Mais Louis se sert d'eux. Il emploie Jean Dauvet, premier président, Guillaume Cousinot et Henri de Marle, maître des Requêtes, pour diverses missions en Espagne.

Quant à Pierre de Morvillier, le chancelier, c’est un agent comme les autres : « Chancelier, on nous a rapporté aucunes choses à quoy avez petitement ouvré... Gardez qu'il n’y ait faulte *. » Mais Louis savait gré à Pierre de Morvillier de sa popularité à Amicns, des services rendus à l’occasion de la reddition de cette grande cité. Et Guillaume de Varye, le général des finances, est un homme actif et souple.

Louis n'a pas de conseillers, en somme. Mais il a infiniment de respect et d'égards pour son oncle, Charles d'Anjou, comte du Maine, frère du roi René, qui a été le ministre de son père”, et qui deviendra le gouverneur du Languedoc. Le comte de Dunois, soldat expérimenté et diplomate, n'est pas l'homme de Louis, à cause de ses intérêts particuliers

1. Lettres, III, p. 84. — Ce titre sera souvent rappelé dans les comptes royaux à propos de la pension de Pierre de Morvillier (Bibl. nat., fr. 32511). On voit que le 17 décembre 1464, il faisait offrir à l'échevinage d'Amiens Île Livre des Éthiques, Poliliques et Économiques d'Aristote, compilé par Philippe de Morvillier, son père, le premicr président du Parlement (Arch. com. d'Amiens, BB. 10, fol. 10).

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