‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 46 sur 289 · Lettres, II, p · texte numérisé non relu

Lettres, II, p

3. Sur l'affaire de Nesles et son seigneur, Charles de Sainte-Maure, Cf. Le Grand, Bibl. nat., ms. fr. 6973, fol. 160, 303, 340. — L'envoyé de Milan estime que l'armée bourguignonne est forte de 25 ooo hommes, tous bien en point; elle a un convoi de bombardes de 600 chariots (Amb. Mil., III, p. 209). Cf. la lettre de Charolais aux magistrats de Malines (Mile Dupont, Commynes, III, p. 218).

4. Amb. Mil., I, p. 210. — Il y a lieu cependant de remarquer les termes dont se servent les gens de Compiègne pour évaluer les frais que leur cause la « damnable armée du comte de Charolois » (Arch. com. de Compiègne, CC. 23).

traits, canons, bombardes, veuglaires, coulevrines, arbalètes à tour et à pied de chèvre. Mais Charolais ne tente pas l'aventure d'entrer dans Paris, et il retourne à Saint-Denis. Il passera la Seine en attendant la venue des ducs de Berry et de Bretagne. Charolais se loge à Saint-Cloud.

Le roi Louis est dans le Bourbonnais. Il apprend que la plupart des seigneurs de son royaume se sont déclarés contre son gouvernement. Mais il ne perd pas la tête. Il a avec lui l'opinion publique ; et ceux qui pensentne voient pas d'avantage à être gouvernés par les nobles du sang de France. Ses partisans. répètent le dit du philosophe : Pluralitas principum mala*.

Louis a résolu de courir sur le premier des révoltés, le duc de Bourbon*. C’est d’ailleurs le plus faible. Le chancelier vient d'annoncer le ban et l’arrière-ban 3. Étienne Chevalier fera payer les troupes. Pour inspirer la confiance, Louis se montre confiant *, tandis que la jonction des rebelles eùt pu le mettre à leur volonté. Il prend au duc de Bourbon plusieurs places et, sans doute, il les aurait prises toutes si le marquis de Rothelin n'était survenu avec les Bourguignons.

Défaite du comte de Charny, à Montceaux ; défaite de la gernison de Bourges, à Châteauneuf-sur-Cher. Le roi marche sur Moulins, tandis que Bourbon attend les gens du comte d'Armagnac. Louis, vers Montluçon, a tenté de leur couper la route. Le roi est non loin du Rhône, avec sa chère artillerie d'Aigueperse; le 27 juin, il écrit à Galéas, fils du duc de Milan, pour le remercier de ses renforts, et il le nomme son lieutenant en Lyonnais et Dauphiné. Car les contingents

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