‹ Louis XI. Tome second: Le roiChapitre 55 sur 289 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

h. Ibid., p. 80. — 5. Ibid., p. 8r.

Berry, le roi Louis pourrait bien lui céder la Normandie, puisque cette province veut un prince qui y réside : Rouen lui a prêté serment. Voilà le chemin de l'accord.

Et le roi Louis fait savoir à Charolais qu'il désire lui parler, à Conflans. On les voit s’entretenir affectueusement tous les deux. Charolais n'a plus ni vivres, ni argent pour son armée. Le roi fait porter à ses gens des vêtements et des chaussures”. Ses seigneurs le quittaient. Le voici donc contraint à l'accord. Et Louis avait su gagner du temps. Sans y prendre garde, ils parlent si familièrement que les voilà tous les deux sur la route vers Paris, dans la tranchée. On doit ramener Charolais à son ost; et chacun loue la bonne foi du roi.

Le comte de Charolais fait faire la « montre » des gens qui lui demeuraient, la liste de ceux qu'il avait perdus. Sans crier gare, le roi survient avec trente ou quarante chevaux. Charolais aura en gage Vincennes. Et c’est là que, le lendemain, le roi et les princes devaient se retrouver. Charles de France rend hommage au roi pour le duché de Normandie, Charolais pour les terres de Picardie. Le comte de Saint-Pol prête le serment pour son office de connétable {.

Quel embarras pour expliquer cette tractation où il y a autant de mensonges que de paroles! Car ce n’est pas « par amour naturelle » que Louis a cédé à Charles, son frère; l'apanage de Normandie au lieu du Berry; ce n'est pas pour apaiser une déception qu'il a rétrocédé à son très cher et très aimé cousin, Charolais, les villes de la Somme dont il n’a pu jouir durant la vie de son père. Louis se perd : il ne peut pas

1. Commynes, p. 84-85. Voir la lettre de Charolais à son père, le 3 octobre (J.Quicherat, Lettres, p.391). La copie d’un accord dans Lenglet du Fresnoy, Preuves, 11, p. 499. Cf. ms. fr. 1258, fol. 222, 232, 233.

». Amb. Mil., II, p. 376.

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