Ibid., p
&. Ibid., p. 157. |
5. Ord., XVII, p. 140. — 6. Ibid., p. 143. — 3. Ibid, p.. 142. — 8. Ibid., p- 146.
9. Ibid., p. 150 : « Notre frère el cousin est prince et seigneur de plusicurs duchiez, contez, terres el seigneuries, tant en nostre royaume que en l'Empire, lesquels pays sont de diverses natures, conditions el manières de faire, et convient chacun entretenir par justice en ses droits et prérogatives... »
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Paris, pendant huit années, au jugement des procès touchant les limites du comté de Flandres’. L'appel de ces jugements sera rendu à Lille, à Douai, à Orchies, dans la Chambre du conscil de Flandres. Autant dire que la Flandre échappait entièrement aux mains du roi de France : c’est ce que Louis devait écrire, la rage au cœur, en déclarant qu'il en était ainsi depuis le mariage de la comtesse Marguerite. Réglementation des appels du bailliage de Flandres?. Ordre de surseoir à l'exécution d’un arrêt rendu par le Parlement de Paris contre Saveuses ÿ. Et Louis écrit à l'huissier du Parlement de faire arrêter les poursuites contre Chrestien et Jean de Digoyne, Bourguignons, qui ont agi suivant les intérêts de Charles *. Enfin, l'imposition foraine levée sur les marchandises passant par la Bourgogne était réglementée à son profit ©.
Louis signait toujours. Il signait tout ce qu’on lui présentait.
Le lendemain, le roi Louis et le duc Charles franchirent la longue et obscure poterne du château de Péronne. Ils marchaienf vers Cambrai, Namur, puis vers Liége. Louis écrit, un peu haletant, au grand maître. Il fait le voyage de Liége sans contrainte : « Et puisque Dieu m'a fait grace et Nostre Dame que je me suis armé avec Monseigneur de Bourgoigne, tenez vous seur que jamais noz brouilleurs de par de la ne le sçauroient faire armer contre moy. Monseigneur le grant maistre, mon amy, vous m'avez bien monstré que m'aymez... par deffiance les ungs des autres, j’estois perdu. » Que Dammartin l’attende à Laon et lui envoie un homme à qui Louis donnera de sesnouvelles. Dès que Liége sera réduit, le
. Ord., XNII, p. 135.
. Jbid., p. 143.
. Ibid,, p. 151.
. lbid., p. 151.
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lendemain il s’en ira. Car Monseigneur de Bourgogne désire plus son retour qu’il ne le fait lui-même. « François Dumaz vous dira la bonne chière que nous faisons!. »
Louis donne ainsi le change. Il annoncera aussi au seigneur de la Rochefoucauld, sénéchal de Périgord, la conclusion de la paix bourguignonne. Mais c’est pour lui demander de surveiller les Anglais, de se préparer à leur résister en Guyenne, car Louis sait qu’ils songent à y descendre?
On était à l'entrée de l’hiver et le temps était fort mauvais. Le roi avait avec lui les Écossais de sa garde et un petit nombre de gens d'armes. Charles conduisait une partie de son armée, et le maréchal de Bourgogne, l'autre. En approchant de la ville rebelle, on tint conseil. Fallait-il renvoyer une partie de l’armée? Les murailles de la cité avait été rasées l'année précédente; les Liégeois ne pouvaient recevoir aucun secours; le roi Louis était avec les Bourguignons contre ses anciens amis. Les Bourguignons conservèrent toutes leurs forces, .et ils agirent prudemment. Car un souffle d’ héroïsme souleva la ville des métiers.
Le maréchal de Bourgogne marche droit à la cité, sans attendre ni le roi nile duc. Il ne pense qu'au pillage. Ce fut un grand désordre cette nuit-là : ce qui rendit du cœur aux Liégeois qui massacrèrent une partie de l’avant-garde des Bourguignons.
Charles est prévenu à temps. Il ne dit rien au roi, réconforte ses gens qui commençaient à fuir. On rapporte l'événement à Louis qui doit faire bonne contenance et sourire. Le roi se loge dans les faubourgs en une maisonnette voisine de celle où était descendu le duc de Bourgogne. Trois cents hommes d’armes sont dans une grange voisine. Ils ont pour mission de surveiller le roi, car il y a lieu de craindre ou qu’il prenne la fuite ou qu'il se jette dans la cité avec