‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 115 sur 137 · SA POLITIQUE · texte numérisé non relu

SA POLITIQUE

conduite aux circonstances et ses moyens de lutte à ses adversaires, si, dans la suite, il sera amené à faire à de petits opposants une petite guerre, il a suivi, en tout ce qui concerne la marche des grandes affaires, la voie de Richelieu. On a dit que, dès son avènement au pouvoir, Mazarin a eu soif de la paix, que 1^ était sa vocation, son unique pensée, sa destinée*. Assurément il a montré dans la direction des négociations de Munster et d'Osnabruck, et plus tard dans la préparation du traité des Pyrénées, de merveilleuses aptitudes. Mais on aurait tort d^oublier tont ce qui, après la mort de Richelieu, a été accompli pour continuer la guerre. Partout les hostilités furent entretenues ; partout des recrues étaient dirigées sur les années. Le maréchal de Guiche était envoyé en Picardie, Turenne dans le Piémont, et le maréchal de la Mothe recevait des renforts en Catalogne. Enfin, sur la nouvelle que don Francisco de Mello réunissait dans les Pays-Bas ses meilleures troupes afin de reprendre les places conquises par les Français, on choisit pour lui être opposé un neveu par alliance de Richelieu, son protégé, un brillant volontaire des sièges d'Arras, d'Aire et de Perpignan, celui qui va bientôt s^appeler le grand Condé. Il est vrai qu'en même temps on désignait les plénipotentiaires qui allaient représenter la France à Munster et à Osnabruck. Mais, en pourvoyant à cette nécessité, on continuait un dessein de Richelieu,

* Bazin, Histoire de France sous Louis XIII et sous le ministère du cardinal de Maxarin, t. III, p. 203. Edition de 1846.

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