‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 26 sur 137 · LA COOR DE LOUIS XIII. SI · texte numérisé non relu

LA COOR DE LOUIS XIII. SI

d'un excès dans un autre, el du cynisme dans l'austérité. Les chansons obscènes que fredonnait joyeu sèment Henri IV étaient prohibées, les conversations scandaleuses interdites , les fous de cour, les faiseurs d'horoscopes, les soi-disant poètes aux vers grivois, tous impitoyablement chassés. Le roi ne riant jamais^ la gaieté était bannie ; le roi dansant fort peu, la danse était à peu près proscrite. Coimnent le ton général n'eût-il pas été des plus graves, étant donné par un prince mélancolique, par une reine souvent en disgrâce, par le cardinal, qu'absorbaient uniquement les affaires de l'État? Le règne de Louis XIII est, pour la formation de l'étiquette de cour, pour le caractère imposant qui fut imprimé k toutes choses, la naturelle préparation, le digne vestibule de celui de Louis XIV, mais un vestibule bien froid et d'où se sont envolés les ris, les grâces elles amours.

Que cette froideur un peu rigide de Louis XIII ait paru à quelques-uns de la hauteur dédaigneuse, c'est déjà vraisemblable. Que les ambitieux sacrifiés par lui au grand cardinal aient conservé au fond du cœur autant de dépit contre l'auteur d'une faveur aussi prolongée que contre celui qui en était l'objet, voilà qui achève d'expliquer les réflexions souvent amfel^a et injustes qui abondent contre Louis XIII dans les tnémoires du temps. La vanité déconcertée à àeé l'essources inépuisables pour tromper autrui sur les causes de ses blessures, jusqu'au motneni prochain où elle finit par se tromper elle-même. Cer-

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