‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 5 sur 137 · DES AUTEURS DE HÉHOIBES · texte numérisé non relu

DES AUTEURS DE HÉHOIBES

vie h sept mois l'un de l'autre '; » et plus loin : « Que le roi ne fut jamais si satisfait de chose qui fût arrivée dans son rè^e » autant que de la mort du cardinal*. La Châtre emploie des expressions tout aussi énergiques, k Après la mort du cardinal, dit-il, toute la France s'attendait à voir un changement entier dans les affaires ; car, comme ce minisire ne subsistait auprès du roi que par la terreur, on crut que, cette raison étant finie avec lui, la haine de Sa Majesté éclaterait sur tout ce qui restait de sa famille et de sa cabale '. >i C'est Pontis le premier* qui a raconté que Louis XIII, apprenant la mort du cardinal, se contenta de cette froide oraison funèbre : « Il est mort un grand politique, » et, depuis, il n'est pas un historien qui n'ait, sur cette anecdote, établi la sécheresse de cœur de Louis XIII.

Si, après les auteurs de Mémoires, nous interrogeons les historiens, nous constatons la même uniformité dans les jugements. Ce ne sont pas plusieurs affirmations, c'est une seule successivement répétée par chacun d'eux, quelquefois dans les mêmes termes, et qui, par conséquent , ne saurait avoir que la valeur d'une unité.

Nous n'avons à nous occuper ici ni de Vittorio Siri, ni de Mahngre, ni de Charles Bernard, ni d'Aubery, dont les histoires de Louis XIll ont été publiées la première en 1644 , les deux suivantes

• Itémoirti de «onlnfior, collectioa Michaud. 3< aérie, t. III. p. 339, col. 1. ■ Idem, p. m. col. 1.

• Ménuàrei de la Châtre, collection Michsud. 3- série, t. 111. p. 97», col. 1.

• jamoires de Pontit, callectioa MiiAaud, !• série, t. VI, p. Sll, col. l.

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