‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 52 sur 137 · PREUVES DE LA RÉSERVE · texte numérisé non relu

PREUVES DE LA RÉSERVE

au dernier point, que je communiquai hier à madame votre nièce, pour lui demander avis (qu'elle me donna de tenir bon, et faire exécuter au plus t6t, s'il n'y avoit contraire mandement du roi ou de Votre Êminenccy et sans le dire à M. de Limoges ni à madame la marquise de Senecé) ; mondit sieur et madite damo, avec M. le chevalier de la Fayette S me sont venas trouver ce matin sur les neuf et dix heures. Tous les trois m*ont attaqué et combattu furieusement : M. de Limoges, par raisonnement, reproches et injures; la deuxième, par reproches, et le troisième, par un reproche atroce ; et le tout à cause, disoientils, que j'ai ménagé, pratiqué et négocié la vocation de leur nièce à la religion, m'ayant demandé pourquoi je ne leur avois donné avis. J'ai répondu : parce que ma conscience me le défendoit, et qu'ils n'étoient juges compétens ni intéressés dans l'affaire. Làdessus, ils m'ont accablé de ce que dessus, et m'ont fait défense, de la part de la reyne et de la leur, de ne plus voir ni traiter avec leur nièce. Je leur ai dit que je ne l'avois jamais recherché, et qu'au péril de ma vie je dirai toujours la vérité, quand une &me m'interrogera pour son salut*. » La seconde lettre que nous invoquons est une des lettres inédites que nous publions. Écrite, le 17 janvier, par Louis XIII à Richelieu, elle renferme ces mots significatifs : « Je vous diroy force choses qui se sont passées de-

< Ost ToDcle de mademoiselle de la Fayette dont nous avons parié plas haut. Il était chevalier de Maiie.

• Arch. det aff. étrang.» France, t. LXXVIII, fol. 63, cité par If. Coosia. p. 305.

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