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Mon cousin, jay veu la lettre Dargencourt^ je trouve très apropos de mettre garnison à Charleville, vous choisirés le régiment* il me semble aussi bon de faire des magasins de foin et avoine dans les villes et faire comandement atoute la campagne dapor-
I Cette lettre est du même jour que la précédente ; aussi nous pensons que l'affaire, dont parle le roi et qui doit rester secrète, est la formation de la nouvelle cavalerie.
* M. Avenel donne cette lettre à la fin d'un rapport de Richelieu, daté du 13 septembre (t. IV, p. 603). L'original que nous avons eu entre les mains est indépendant, mais^ tous les termes de cette lettre se rapportent bien au rapport en question. *
' D'Argencourt était un ingénieur distingué. Protestant, il défendit Mont« peUier contre Louis XIII, en 1622, ce qui ne Tempécha pas de diriger en 1625, pour le compte du roi, la construction des fortifications de Tlle oe Ré, et, en 1^, celles de l'Ile d'Oléron. Richelieu en faisait un très-grand cas. '
* Dans le rapport cité plus haut, Richelieu disait au roi qu'il lui envoyait en même temps une lettre de d'Argencourt. C'est certainement dans cette lettre qu'était faite la proposition de mettre garnison à Charleville, car le rapport du cardinal était muet à ce sujet.
ter leurs crains dans les villes, jentens pour la Picardie et Cham-
Eagne qui sont les lieux par ou lennemy peut entrer, je trouve ien estrange que nous nayons nules nouvelles Dalemagne et Holande, je vous prie que des quil y en aura que je les sçache promptement ^ je me porte bien de ma médecine. — Escrit a Monceaux, ce 14 septembre 1634. Louis. — (Ibid,, fol. 6o.) — Original. — (J6id., 1634, six derniers mois, fol. 146.) — (Copte.)