CLXXI II
De St Germain en laye, ce 10 janvier 1637.
En me enqueestant, combien il y avoit de Joinville a Sedan (ou jay trouvé ny avoir que 26 lieues) jay pancé a Ste Menehourt ou je croy quil seroit a propos de mettre quelque garnison , je vous prie de vous enquester de M. des Noyiers si Arnoul y est retourné et en cas quil soit encore a Paris le faire partir diligemment '.
1 Cest de la mission de Ghavigni auprès de Monsieur que Louis XIII veut parler ici.
- * On délaissait le comte de Soissons, mais on n'en prenait pas moins les mesures nécessaires pour empêcher le succès d'une tentative armée de sa
Kart. On réunissait aes troupes dans toutes les villes de Champagne, à [ontereaU) à Rocroi, à Charleville, à Mousou» Nous pensons que Louis XIII
Je VOUS prie de me mander si vous croyiés que je puisse demeurer encore quelque temps en ce lieu auquel cas je feroy venir la Reyne, les soirées estant bien longues icy sans compa^ie.
Je vous recommande toujours davoir soin de vous plus que jamais, je me porte bien grâces au bon Dieu. Louis.
Depuis ma lettre escrite jay veu M. de Chavigny qui na rien reseu et le petit St Ghamont qui dist que Matieu vous aura randu le paquet de son père*, jay veu la lettre que son frère luy en escrit qui porte ce que je vous ay mandé dans le précédant mémoire et que pendant ledit temps il espère y en faire entrer un autre, Rampsau' ma promis que si Ermestain' tient encor 15 jours après que il sera dans le pais que il y jettera des vivres assurément. Louis. — (Ibid., fol. 244 et 245.) — (Original,)
De St Germain, ce 28 mars 1637.
Le jeune brulon vin ier au soir qui dit que le duc de Weimmar presse toujours son audiance de congé (et que Bonika ^ tesmoigne estre plus satisfait que il nestoit avant ler) je vous prie me mander ce que jay a faire la dessus s. Louis. — (Ibid,, foL 247.) — (OngimL) — (Ibid., i637, janvier à mai, fol. 4ii.) — (Copie,)
De St Germain, 5 mai 1637.
Je croy que le randés vous de larmée de Picardie sera mieux
a voulu écrire entre parenthèses le contraire de ce qu'il a écrit réellement, car la phrase constituée comme elle l'est n'a pas de sens. X>n ne peut comprendre pourquoi, Joinville n'étant éloigné de Sedan que de vingt-six lieues, te roi préfère Sainte-Menehould qui est plus rapprocnée encore de la ville* où s'était réfugié le comte de Soissons.
* Saint-Chamond était en Allemagne, chargé d'affaires auprès des géoé« raux de l'armée suédoise.
* Rampsau, ofScier allemand au service de la France, était celui qui avait délivré la ville de Saint- Jean de Losne.
' Cette ville d'Ermestain, nommée par Richelieu et d'autres personnai^es soit Hermensten, soit Hermstein, est Ehrenbreitstein, situé enlace de Coblentz, et qu'assiégeait alors Jean de Wert. Malgré le secours qu'elle reçut, la ville capitula le 27 juin.
* Ponica était l'agent du duc de Weimar. Louis XIII, ainsi que Richelieu le faisait quelquefois, se moque ici de la prononciation difttcUe de ces ofliciers allemands.
* Richelieu répondait le même iour au roi que Brulon exagérait certaine: ment le mécontentement du duc de Weimar, et que d'ailleurs M. de Noyers partait pour Paris afin de terminer les affaires du général étranger. (V. Papierg de Richelieu, t. V, p. 1022.)
DE LOUIS XIll  RICHELIEU. 333
a Aumalle que a Bray côme nous avions résolu lautre jour quand quand je fus à Ruel. Louis. — (Ibid., t. V, fol. 248.) — (OnginaL)
13 may 1637.
Mon cousin, vous saurés par le sieur de Oinville la capitulation du fort Ste Marguerite Ijespère que le bon Dieu nous continuera le reste de cette année ses bénédictions pour avoir une bonne paix ensuite de quoy je le prie de tout mon cœur et quil vous tienne toujours dans sa Ste garde. Louis. — A onze heures du soir ce 43 may 4^37. — {Ibid., fol. 248 bis,) — {Original,)