CLXXVIII
De Madrid, ce 20 juillet 1637.
Je vous envoyé dans ce paquet la lettre pour M. le conte jay donné lordre a la ferté mon aumônier de vous aler trouver pour savoir de vous lordre quil a tenir pour lexécution de lafaire pour laquelle il va a Sedan ' je vous renvoyé aussi dans ce paquet lextrait que vous mavés envoyiés des armes qui doivent entrer en France. Louis. — (Ibid.y fol. 250.) — (Original,)
ChantUly, le 16 août 1637.
Patrocle * ariva ier icy lequel a tenu de très mauvais discours de vous et de moy je vous en diroy davïuitaçe a la première vue, je vous prie ne dire cecy que a M. de Nojaers, je croy que il le faudra envoyier hors de Paris côme on a fait la supérieure ou le mettre a couvert, le plus tost que on le poura faire sera le meilleur, douant côme ie croy de mauvois conseils a Chenelle *, je men va courre le loup a Merlou. — Louis. — (Impritné, Histoire de Louis XIII par le Père GrifTet, t. III, p. 48.) — (Papiers de Richelieu, t. V, p. 808.) •
* Le cardinal de la Valette avait pris Cftteaa-Cambréait, le 20 Juin, aprèt un siège de trois jours. Il assiégeait a ce moment Laadrecies.
* Nom iDisible.
* Louis XIII écrivit, en effet, ce jour même au comte de Soisaons pour lui exprimer son contentement de le voir rentrer dans son devoir. Richelieu lai écrivit aussi pour le féliciter d'avoir traité avec le roi et lui promettre qu'U n'oublierait nen pour le faire rentrer complètement en grAce. La Ferté, aomônier du roi, porta à Sedan la lettre de Louis XIII, et fit écrire et signer par le comte de Soissons un acte d'entière soumission aux volontés du roi. lAreh. des aff. étrang,, France» 1637, de juin à août, fol. 250.) Le comte de Soissons consentit à toutes les promesses qu'on voulut loi faire faire, mais il obtint de rester à Sedan. C'était là ce qu il voulait. Dès lors, cette ville devint un fo^'er de conspirations, et lorsque le comte crut être asses fort pour lutter, il leva le masque. Le combat de la Marfée et la mort du comte de Soissons terminèrent cette dernière tentative.
* Ecuj'er de la reine.
* Anne d'Autriche.
* M. Avenel, ^ui n copié cette lettre sur l'original et non dans TouvraM du Père Oriffet, indique la source où il a puisé ce document. C'est M. L. P. de Saint'Albin, possesseur actuel de cette lettre de Louis XIII, qui a bien voulu lut donner communication de cette pièce autographe. Elle porte la
De St Maur, ce 13 septembre 1637.
Je VOUS renvoyé le paquet que vous mavés envoyié par lequel je voy les deplesirs que resoit le conte D * des nouvelles que il resoit de Flandre, il comance déjà a songer a lannée qui vient, il est nécessaire que nous en fasions de mesme je vous atandroy demain en ce lieu avec impatiance. Louis. — {Arch. des aff. êtrang., France, t. V, fol. 254.) — {Original,)
De St Maur, cq 15 septembre 1637.
Je vous envoyé dans ce paquet un mémoire que me vient de donner un gentillôme du maréchal de Vitry des choses quil dit avoir esté fournies aux illes de Ste Marguerite et St Honorât, jay esté bien ayse davoir ocasion de vous envoyier ce mémoire, pour vous asurer de la satisfaction que jay de vous avoir veu ier et vous asurer toujours de mon anection , je men vas coucher aujourdhy à Tigery. Louis. — {Ibid,, fol. 252.) — [Ch'iginaL)