‹ Louis XIII et RichelieuChapitre 9 sur 137 · COUSIN · texte numérisé non relu

COUSIN

Cet esprit-là lui convenait. Il se livra à lui corps et pensées ^ »

Tel que l'a entrevu Capeiigue, Louis XIII apparaît à Cousin. L'admiration que ressent celui-ci pour le cardinal ne le rend pas injuste envers le roi. c< Richelieu, dit-il, laissa une mémoire abhorrée, et vivant il n eut pour lui qu'un très-petit nombre de politiques, à la tête desquels était Louis XIII ^. » — « Richelieu, dit-il ailleurs, connaissait Louis XIII, et savait à quel point il était roi et Français, et dévoué à leur commun système *. »

Ce que la perspicacité de M. Capefigue et le génie clairvoyant de M. Cousin leur ont fait pressentir sur les hautes vues de Louis XIII, nous allons le prouver en montrant aussi à quel point ce prince nonseulement comprenait mais encore aimait son ministre. Aux affirmations que nous venons de voir, toutes semblables et reproduites les unes d'après les autres, des nombreux écrivains que nous avons énumérés^nous allons opposer des faits d'abord, puis des documents. Les faits nous permettront de corroborer le jugement porté par Capefigue et Cousin. Les documents nous autoriseront à aller plus loin qu'eux et à éclairer d'un jour tout nouveau les Curieuses relations d'un roi jusqu'à ce jour trop effacé, et d'un ministre qui est assez grand pour ne pas être amoindri par l'élévation de son maître.

■ Capefigue, Bichelieu, Maiarin et la fronde, t. Il, pp. 19-137 ; édition ia-ïS de l»ift.

* Cousin, Madame de ffauiefort» p. 10, édition in-10.

* Cottsinf Madame de Chevreme, p. 10 1, édition In-18.

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