M. d'Avaux, envové prés les princes allemands
Lettre /)64. — Archives de Chantilly.
:. L'essai contre le poison. Cette indication que Louis XIlI a déjà donnée dans des cas semblables est tout à fait syraptomatique. — 2. Les chiens pour sanglier, bêtes noires.
Lettre 465. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CCII.)
I. Poissj', ville sur la Seine, en aval de Paris. — 2. L'hôtel Schomberg à Pari.^.
manquerai pas d'envoyer demain mes officiers trouver .M. de Chavigny' pour savoir comme il le faut traiter.
CIXO-MARS
M' LE GRAND D"aprés la gravure de Daret. — Cabinet des Estampes, Bibliothèque Nationale.
Je voudrais bien que l'alTaire du Palatin ' fut en aussi bon état. Je vous donne le bon soir.
Louis.
3. M. de Chavii,Miy, secrétaire d'État, que Loui.s XIII appelait n le jeune ». — 4. Charles-Lf ui3, comte palatin du Khin, avait succédé à son père Ferdinand V. comte palatin et roi de Bohême en i6j2. 11 se disait bien allié de la France, mais Richelieu, ayant trouvé des indices du contraire, l'avait fait emprisonner.
Chantilly', ce 4 mars 1640.
Je VOUS remercie du soin que vous avez de moi ; je ne me suis point ressenti de la goutte depuis Saint-Germain. J'ai fait, ce matin, ma fête" où je n'ai pas manqué de prier le bon Dieu pour vous. J'espère aller vous voir mardi à Rueil^ ; je vous prie d'avoir soin de votre santé et de votre personne.
Louis.
Mars 1640.
J'accorde volontiers au lieutenant Laboye ce qu'il me demande. Je me porte très bien et suis très aise que vous vous portiez mieu.x que quand je vous ai vu la dernière fois.
Louis.
Saint-Germain, ce 7 avril 1640.
Je VOUS prie de faire savoir à AL de Cliavigny, dès ce soir, qu'il faut qu'il parle au Palatin', parce que c'est demain matin qu'il doit aller au prêche à Charenton'.
La Fargue m'a dit que vous vous étiez mieux porté depuis que je vous avais
vu. Si je croyais que ma vue put vous redonner la vie, je ne partirais pas d'auprès
de vous.
Je vous donne le bonsoir.
Louis.
Lettre 466. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CCIIL)
I. Chantilly, où Louis XIII venait tous les ans et s'installait dans l'intimité, quelquefois avec la reine. — 2- « je me suis approché des sacrements «, locution déjà signalée bien des fois. 3. Rueil, le château de plaisance de Richelieu, près Paris.
Lettre 467. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CClV^.)
Lettre 468. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CCV.)
I. Le comte palatin avait été mis en liberté et protestait de son zèle pour tacher de ravoir ses États. 11 demandait à la France aide et protection contre les Impériaux. — 2. Charenton, à l'est de Paris, où les protestants avaient un temple célèbre. Le comte palatin, qui était « de la religion », y allait naturellement au prêche.
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Saint-Germain, 29 avril 1640.
Je VOUS remercie des bonnes nouvelles que vous me mandez de la bataille navale gagnée parles Hollandais' ; je prie Dieu que cette nouvelle soit véritable, et qu'il nous veuille donner un bon succès en Italie ^
J'ai vu aussi par votre lettre que vous vouliez demeurer deux jours derrière pour voir la Reine ^ ; je lui ai fait voir votre lettre, et lui ai dit à même temps que je vous allais mander de me suivre dès demain, et que je lui disais adieu en votre place, et qu'il était nécessaire, en l'état présent des affaires, que nous fussions toujours proche l'un de l'autre, et que vous ne pourriez pas venir ici sans que nous fussions quatre jours sans nous voir. Elle a très bien reçu mon compliment, et est aussi contente que si vous l'aviez vue.
Je vous donne le bonsoir. Je partirai demain à si.\ heures du matin pour aller coucher à Chantilly.
Louis.
Je vous renvoie dans ce mémoire votre billet.
Chantilly, ce 6 mai 1640.
J'ai regardé mes cartes ' pour voir le chemin que nous pouvions prendre ; j'en ai trouvé deux que je vous envoie, afin que vous choisissiez. Les logements sont bons partout.
Louis.
Chemin sans passer par Soissons : Crépy pour le roi, Nanterrc pour M. le cardinal ; la Ferté-Milon ; F'ère-en-Tardenois ; Fismes ; Reims.
Lettre 469. — Archives de Chantilly.
I. Les Hollandais avaient gagné une bataille navale importante sur les Espagnols. En janvier 1640, ils avaient détruit une flotte espagnole de 86 voiles qui menaçait Pemambouc, ville du Brésil appartenant aux Hollandais. — 2. Les États du duc de Savoie étaient toujours menacés ou envahis par les Espagnols.
3. La reine Anne d'Autriche. On peut supposer avec vraisemblance que, tout en remerciant le Cardinal de son aimable intention, elle était plutôt satisfaite de ne pas avoir vu celui dont elle redoutait la surveillance.
Lettre 470. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-[CCVL)
1. Les détails donnés par Louis XHI montrent encore une fois le soin qu'il apportait à toutes choses.
Chemin passant à Soissons : Crépy pour le Roi ; Nanteuil pour AI. le Cardinal; Yillers-Cotterets ; Soissons; Fismes; Reims.
Louis XIII avait décidé de se rendre avec Richelieu à l'armée du Nord pour y activer les opérations. Il était parti de Chantilly le 7 mai, passant par la seconde route indiquée par lui: Crépy en Valois, Villers-Cotterets, Soissons. Le fait capital de la campagne fut le siège d"Arras commencé le 13 juin 1640. Cette ville capitula le 9 août, malgré l'armée de secours espagnole, qui était venue à son tour menacer d'assiéger dans leurs lignes les assiégeants français.
La prise d'Arras décida la soumission de tout l'Artois à la France.
Varennes', le 12 mai 1640.
Depuis que je vous ai quité, j'ai été au seul buisson' où j'avais encore quelque espérance ; mais je n'y ai rien trouvé, ce qui m'a fait prendre la résolution d'exécuter la proposition que vous m'avez soumise, d'aller demain à Magny, s'il n'y a point d'empêchement. Je finirai ce billet en vous souhaitant le bonsoir.
■Varennes. ce 20 mai 1640.
J'ai été extrêmement surpris, quand j'ai su par le gentilhomme que j'avais
envoyé prendre de vos nouvelles, que vous aviez eu la fièvre. Je vous annonce que
cela me met extrêmement en peine et ne serai point en repos que ce porteur ne
m'ait rapporté de vos nouvelles. Je demande au bon Dieu qu'elles soient telles que
je les souhaite. Si j'apprends que votre mal continue, je ne manquerai pas de vous
aller voir.
Louis.
Je puis vous assurer que M. le Grand Ecuyer ' et moi sommes en très parfaite intelligence.
Lettre 471. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — • Topin.-(CCVIL)
I. Varennes, sur la Marne, à l'est en amont de Château-Thierry. — 2. Il s'agit sans doute d'une partie de chasse, rare dans le pays assez déboisé de la Champagne Pouilleuse.
Lettre 472. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(CCVIII.) I. On voit que les difficultés de caractère du grand écuyer Cinq-Mars devaient être sérieuses, puisque Louis XIII juge utile d'assurer qu'ils vivent en parfaite inteUigence.
Corbie', 3 juillet lôjo, à midi.
Etant arrivé en ce lieu, j'ai visité le lieu pour camper, lequel, quand on l'aurait fait exprès, il ne saurait être mieux ; il n'y a pas deux toises d'ouvrage à faire,