‹ Louis XIIIChapitre 135 sur 166 · LA VILLE D'ARRAS · texte numérisé non relu

LA VILLE D'ARRAS

ATTAQUE DES ESPAGNOLS D'après la gravure de N. Cochin {1654). — Cabinet des Estampes. Bibliothcque Nationale.

étant fermé de grands fossés pleins d'eau d'un côté, qui ne se peuvent passer ni à cheval ni à pied, et de l'autre de la Somme et de la rivière d'Ancre ■.

Tout ce qu'il y a de fâcheux est que tout le dit camp est plein des plus beaux blés du monde, et le seul lieu que les habitants ont semé. J'ai remis à aprèsdemain h y faire camper les troupes, parce que je fais partir ce soir une partie de

Lettre 473. — .Archives de Chantilly.

I. Corbie sur la Somme où avait eu lieu le fameux siège de 1636. — 2. La rivière d'Ancre, qui se jette dans la Somme à Corbie.

goo chevaux et 400 mousquetaires pour s'aller mettre sur le chemin entre Bapaume' et le chemin de notre convoi pourvoir s'ils ne rencontreront point h leur retour les troupes qui sont sorties de Bapaume pour charger notre dit convoi.

La Ferté ' m'a dit qu'il a nouvelles que Beck était hier à Barlaimont proche Aj-meries, et qu'il serait à propos de faire approcher Biscarat '^ vers Guise % parce que il dit que 4 000 peuvent venir brûler la ville, ce que je ne crois pas ; je m'en remets à ce que vous jugerez à propos.

Je vous prie si vous avez nouvelles du convoi de me les faire savoir.

Louis.

Corbie, 3 juillet 1640.

Voyant que je n'avais plus rien à faire ici, j'ai pris la résolution de m'en retourner demain après-dîner à Amiens', où je ne serai que sur les quatre heures parce que je veu.x savoir, avant de partir, ce que la partie que j'ai envoyée à la guerre aura fait.

Saint-Pol, qui vous rendra ce mémoire, conduisit hier le convoi jusques à trois lieues de DouUens'^ où est tout le péril, à ce qu'il dit; j'espère qu'il sera arrivé à bon port.

Je suis bien marri de la blessure de M. de Rantzau ^

Louis.

Amiens', 16 juillet 1640.

J'ai pensé qu'on pourrait se servir de la cavalerie de Ham-pour faire un autre convoi de mèches et le faire partir après l'autre, par un autre chemin.

3. Bapaume, place forte de l'Artois au sud d'Arras, chef-lieu de canton du département du Pasde-Calais. — 4. Henri de Saint-Nectaire, marquis de la Ferté, maréchal de camp en 163g, maréchal de France en 1651. Il fut nommé duc et pair en 1665, et mourut en 1681.

5. Biscarat était lieutenant aux chevau-légers du cardinal de Richelieu. — 6. Guise-en-Thiérache, chef-lieu de canton du département de l'Aisne.

Lettre 474. — Archives de Chantilh-.

I. Pendant une partie delà campagne Richelieu demeurait à Amiens. — 2. DouUens, ville forte de Picardie, sur l'Authie, au nord d'Amiens, sur la frontière de l'Artois, chef-lieu d'arrondissement du département de la Somme.

3. Josias, comte de Rantzau, d'une ancienne famille de Holstein; après avoir servi, comme on l'a vu, dans diverses armées, il était depuis 1635 au service de France. Il venait au siège d'Arras de perdre une main et une jambe.

Lettre 475. — Archives de Chantilly.

I. Amiens, capitale et place forte de la Picardie sur la Somme, chef-lieu du département de la Somme. — 2. Ham, place forte sur la haute Somme, en amont de Péronne, chef-lieu de canton de a Somme.

Je vous ai mandé par .M. de Chavigny qu'il était à propos de faire avancer l'infanterie qui est vers Guise' jusques à Pcronne ' ; si cette infanterie était jointe à celle qui est ici avec les gardes françaises et suisses, et qu'il vint 4000 chevaux du

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