‹ Louis XIIIChapitre 73 sur 166 · APPELÉ ENSUITE C H I LL Y-M AZ AR I N · texte numérisé non relu

APPELÉ ENSUITE C H I LL Y-M AZ AR I N

D'aprcs Cl. Ciiatillo.v. — Cabinet dea Estampes, Bibliothèque Nationale,

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Vrrsailles, ce 15 octobre 1634.

Mon cousin, vous me mandez trois nouvelles qui sont très bonnes toutes à la fois, grâce au bon Dieu : j'espère avec son aide et le soin que vous prenez de tout

3. D'Elbcne. ancien capitaine des chevau-légers de M. le duc d'Orléans, était resté son agent et son confident. — 4. Léon Bouthillier, secrétaire d'État, fils du surintendant des finances, Claude Bouthillier.

5. Monsieur était arrivé à Soissons, ville forte sur l'Aisne, actuellement chef-lieu d'arrondissement du département de l'Aisne.

Lettre 141. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(LVn.)

que nos affaires iront bien. Je demeurerai encore demain ici et finirai celle-ci en vous assurant de mon amitié, priant Dieu de tout mon cœur qu'il vous tienne en

sa sainte garde.

Louis.

Versailles, ce 16 octobre 1634.

Je viens d'apprendre que le marquis de "\'ardes ' est venu trouver mon frère à La Fère-.

Il n'est compris dans le traité', étant de ceux qui sont sortis avec la Reine ma mère; c'est pourquoi il me semble qu'il faudrait mander au Jeune qu'il dise à mon frère, que je ne l'ai voulu faire arrêter qu'en sa considération ; mais qu'il le renvoie en Flandre', ou qu'il le chasse d'auprès de lui. Il me semble aussi que le séjour de La Fère n'est point propre pour mon frère, et qu'il serait aussi bien ailleurs.

Je vous prie que je sache au plus tôt ce que Knuyt a apporté, et aussi si c'est

le prêtre '' qui est arrêté.

Louis XIII voulait entraîner les Hollandais dans une alliance offensive contre les Espagnols. Mais les Hollandais traînaient les négociations en longueur avec Richelieu, ce qui exaspérait le roi.

Versailles, 26 octobre 1634.

Mon cousin, je trouve très bon que vous acheviez demain de dépêcher les Hollandais', afin que Knuyt- puisse revenir promptement. Je vous attendrai demain avec impatience.

Louis.

Lettre 142. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(LVIII.)

I. Le marquis de Vardes avait accompagné Marie de Médicis, dans sa fuite de Juillet 1631. — 2. Gaston d"Orléans était alors à La Fère, place forte, actuellement chef-lieu de canton du département de l'Aisne.

3. Dans le traité fait avec Gaston d'Orléans, qui acc(irdait 1 'amni>tio et certaines réintégrations aux personnnes de son entourage. — 4. Dans la Flandre espagnole, d'où il vient.

5, Probablement frère Jacques, dont parle Louis XIII dans une de ses précédentes lettres.

Lettre 143. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(LIX.)

I. L'ambassade de Hollande, dont Knuyt était le chef, et qui demandait à retourner dans son pays pour prendre de nouvelles instructions. — 2. Knuyt, l'ambassadeur de Hollande près du roi, était pressé de revenir le plus tôt possible de Hollande pour signer le traité définitif.

Les préparatifs de lutte entre les Espagnols et la France se poursuivaient continuellement, aussi bien sur les frontières de Picardie que sur celles de Lorraine. Les Espagnols envoyaient des quantités d"espions pour inspecter les positions françaises et évaluer les ressources. Plusieurs purent être arrêtés et furent réclamés par leur gouvernement. Comme représailles, les Espagnols arrêtèrent celui qui devint plus tard le célèbre maréchal Fabert.

De Saint-Germain, ce i" novembre 1634, au soir.

Il me semble qu'il est à propos de mander qu'on retienne les Espagnols qui ont été arrêtés près de Nancy jusqu'à tant qu'on ait des nouvelles de Fabert '.

La Boissière Arambure est revenu de l'armée ; il m'a baillé l'étroit général de sa revue -, et à M. Servien\ le particulier de la force des compagnies. Normandie • est bien faible; je crois qu'il en faudra faire un exemple. Piémont' et Navarre' sont bien forts; la cavalerie est bonne. J'ai depuis hier une atteinte dégoutte laquelle ne m'a pas empêché d'aller voler le merle sans toutefois mettre pied à terre.

Je vous renvoie dans ce paquet les lettres que vous m'avez envoyées par Dumont'.

Louis.

Saint-Germain, 4 novembre 1634.

.Mon cousin. Je vous écris ce mot pour Fabert. atin que si vous jugez à propos que Grateloup' aille en Flandre, on l'y envoie promptement de peur que on ne tranche la tête au pauvre Fabert. Je crois qu'il leur faudrait faire savoir, et à l'ambassadeur d'Espagne, que le traitement que on lui fera, que on fera le même à Don Juan de Menesses". Celle-ci n'étant à autre fin, je conclurai en vous assurant toujours de mon aflection, priant le bon Dieu de tout mon cœur qu'il vous tienne en sa sainte garde.

Louis.

Lettre 144. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(LX.)

1. Abraham Fabert, nommé maréchal de Fr.-ince par Louis .KIV, en 1658, mort en 1662. — 2. L'état numérique insuffisant de la revue des troupes.

3. Abel Servien, secrétaire d'Etat de la guerre depuis 1630. — 4. Les réarlnients de Normandie, de Piémont et de Navarre.

Lettre 145. — Archives de Chantilly.

I. Grateloup, envoyé par le gouverneur des Pays-Bas espagnols. — 2. .\lors détenu en France.

r6o LETTRES DE LOUIS XI II A RICHELIEU

Saint-Gcrmain-cn-Lave, ' novembre 1634.

Mon cousin, j'oubliai hier à vous donner la lettre du maréchal de La Force', laquelle je vous envoie dans ce paquet. J'ai écrit à M. de Bullion-pour le régiment de Saint-Luc.

Ma médecine a très bien fait et la goutte s'en est allée.

Je m'en vas à A'ersailles cependant qu'il fait beau. Je n'ai point vu Legras , depuis que je parlai hier à vous. Je vous recommande d'avoir soin de votre personne, pour laquelle je prierai incessamment le bon Dieu de tout mon cœur qu'il la veuille conserver aussi longtemps que je le désire.

Louis.

Saint-Germaiii-en-Laye, ce 28 novembre 1634.

Mon cousin, Saint-Simon' s'en allant vous trouver, je l'ai chargé de vous assurer de la continuation de mon affection. Je vous conjure d'avoir soin de vous dans ces grandes foules, tant pour l'amour de moi qui vous aime plus que toutes les choses au monde. Je finirai celle-ci en priant le bon Dieu de tout mon cœur qu'il vous tienne en sa sainte garde.

Louis.

Saint-Germain, 9 décembre 1634.

M. de Puylaurens' me parla hier du mariage de mon frère-, et me dit que demain il viendrait recevoir mes commandements là-dessus. Il me parla aussi pour

I. Le maréchal de la Force, commandant l'armée française contre les Espagnols. — 2. Claude de BuUion, surintendant des finances.

Lettres 147. — Archives des affaires étrangères, à Paris. — Topin.-(LXL)

I. Claude de Rouvroy, plus tard duc de Saint-Simon, père du duc de Saint-Simon, l'auteur des célèbres mémoires. Ce favori de Louis XIII avait un fdrt mauvais caractère.

Lettre 148. — Archives de Chantilly.

I. M. de Puylaurens, chambellan de Gaston d'Orléans. — 2. Le mariage de Gaston d'Orléans avec la princesse de Lorraine, dont le roi avait obtenu la cassation par le parlement.

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