‹ Louis XIV en FlandresChapitre 22 sur 59 · PLAN DE LA NOUVELLE BANLIEUE · texte numérisé non relu

PLAN DE LA NOUVELLE BANLIEUE

X" 1 : La censé du Metz, appartenant à l'Hôpital Comtesse. — N°2: Le petit Metz. v :: : I n cabaret. — N" » : La vieille église <1<- Saint- André. - \" 7 : !.<•- terres du Rossignol.

détails sur ce qu'était cette paroisse, vingt-cinq ans après sa création. Elle paya au total plus de 4.000 il., c'est-à-dire presqu'autant que la paroisse Saint-Pierre, l'une des plus anciennes

de la ville.

La rue Royale était devenue une rue très aristocratique, où habitaient de préférence les anciens marchands devenus nobles et ceux, qui avaient été soit enrichis, soit honorés en faisant quelque fonction publique. 11 y avait M. le marquis d'Euchin, qui payait 250 fl. de capitation et M. de Bruyelle, qui en payait 120. Il y avait de gros négociants, comme Pierre Lonnel et Jean Lherbier, qui étaient taxés à 100 fl. Il y avait les sieurs Aronio, conseiller au bureau des finances ; Blondel, conseiller du Mont-de-Piété ; de Mesgerhand, secrétaire du Roi à la chancellerie de Toumay ; Hangouart, bailli des Etats ; Louis Grulois, receveur des Etats. Le sieur Voilant, ingénieur du Roi, écuyer possédant fiefs, avait obtenu, par brevet du Roi, en septembre 1675, un héritage rue Royale.

Dans la rue Saint-Pierre Neuve, habitaient quelques personnes de qualité: le sieur d'Ennevelin, écuyer, possédant partie d'Ennevelin, village à clocher, qui paya 120 fl .de capitation ; Pierre-Baudouin Cardon, secrétaire du Roi à la chancellerie de Tournay, qui paya 200 fl. ; Nicolas Imbert, écuyer possédant fiefs, ex-second lieutenant de la gouvernance. Mais, en général, cette rue était peuplée de petites gens : des croqueteurs de grès, des ajusteurs à la Monnaie, des selliers, des merciers, beaucoup de cabaretiers. Quantité d'entre eux demeuraient dans des caves : l'on y rencontrait des dentelières, des tricoteuses, des «lâcheuses», des faiseurs de tabac, des travailleurs en cuir doré, des débiteurs d'eau-de-vie, des vachers

vendant laitage.

Au Marché aux Bêtes, on comptait jusqu'à 13 cabaretiers à bières et qui devaient faire d'assez bonnes affaires, puisqu'ils étaient tous taxés à 10 11. La rue Princesse, où habitait néanmoins le sieur d'Houplin, taxé à 120 fl. et la rue Dauphine, étaient occupées par de petits rentiers et par des gens de métiers : bourgeteurs, faiseurs de serges, cordonniers, gantiers, etc

Ainsi finit ma tâche, qui était d'écrire l'histoire de cette paroisse pendant les premières années de son âge. Je me suis efforcé d'en dégager les notions générales ; mais je me suis plu, bien souvent, à recueillir de petits détails. C'est que rien, dans le passé, n'est insignifiant ; rien n'y est négligeable ; en groupant, en coordonnant des faits apparemment minimes, on risque d'obtenir une notion plus exacte et plus juste des choses.

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