‹ Louis XIV en FlandresChapitre 50 sur 59 · Arch. Nat. G · texte numérisé non relu

Arch. Nat. G

« les Magistrats étaient composés ordinairement de nobles, » rentiers et marchands ». — « Ainsi, ajoutait-il, il n'y a per- » sonne qui n'espère y pouvoir venir à son tour et tous les habi- » tants des villes y sont intéressés. » Je m'empresse d'ajouter que cette dernière conclusion est assez inattendue ; car tous les habitants des villes n'étaient pas des marchands ; il y avait aussi tous les gens de métier, les petits boutiquiers, etc...., à qui, il est vrai, il ne fallait qu'un peu de chance et d'habileté, pour devenir eux aussi, marchands, mais qui, tant qu'ils appartenaient au petit peuple, n'avaient aucun espoir de pénétrer dans l'assemblée communale. Ce qui reste vrai, dans le choix qu'ils faisaient des échevins et des autres membres de la Loi, c'est que les représentants de S. M. se montrèrent toujours très bienveillants, très larges d'idées, très soucieux de plaire à tout le monde, tout en sauvegardant la chose publique. En puis-je fournir un exemple plus démonstratif que celui de ce Petitpas et de ce Beaupré 1, l'un mayeur et l'autre rewart de la ville de Lille, qui se conduisirent avec la grossièreté que l'on sait

1. Jean-André-François des Wazières, sieur de Beaupré, tenait son fief des Wazières, situé à Wambrechies, de la baronnie de Cysoing. D'après le rapport et dénombrement, qu'il en fit, le 2 octobre 1680, au prince d'Epinoy (Arch. Epinoy, inéd.), ce fief comprenait un lieu manoir amassé de maison manable, granges, étables et 24 bonniers en jardins, plantis

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Signature de des WAZIÈRES de BEAUPRÉ

d'arbres à fruits, bois et terres à labeur, et aussi des droits seigneuriaux et reliefs sur le château d'Ouchin, à Lambersart, et le cabaret du Chat, à Wambrechies.

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