LA FORTIFICATION DE MENIN
I. La conclusion du marché. — Les devis de M. de Vauban. — La compagnie Baudouin. — L'intention du Roi. — Les trois compagnies. — La règle de M. de Louvois. — L'excavation des terres. — II. L'entreprise générale. — Les clauses du marché. — Les ingénieurs. — La première pierre. — L'incident La Bonnière. — L'incident Perrault. — L'arrivée du renard.
J'ai montré, à propos de la Citadelle de Lille, avec quelle rapidité, avec quelle sûreté de vues, le gouvernement de Louis XIV mit en défense la nouvelle frontière. La même observation doit être faite au sujet de la petite ville de Menin, dont le traité de Nimègue fit un poste avancé et qui couvrait la châtellenie de Lille, du côté de la Flandre espagnole. Mes documents n'auront pas le même intérêt que pour la citadelle de Lille, que nous voyons intacte et qui est restée une merveille de l'art militaire. Les fortifications de Menin, comme celles de Tournay, de Courtray, d'Ath et d'Ypres, ont été rasées, et mon étude perd de ce fait tout intérêt archéologique. Néanmoins, les incidents, dont elles furent l'occasion, les renseignements qu'elles fournissent sur les ingénieurs, les détails curieux de leur construction, valaient, ce me semble, d'être rapportés. On remar-