‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 100 sur 373 · G. Jauret, Les coulisses des conclaves, p · texte numérisé non relu

G. Jauret, Les coulisses des conclaves, p

E. MICHAUD. IV. — Il

cevoir un tel culte, « crainte que l'hébraïsme ne pût se renouveler1. »

Scheelstrate, d'Anvers, mourut à Rome chanoine de Saint-Pierre et sous-bibliothécaire du Vatican, en 1692. Il composa un assez grand nombre d'écrits, sûr les antiquités de l'Église, sur l'Église d'Afrique, sur la discipline du secret, sur l'autorité patriarcale et métropolitaine, et surtout sur le concile de Constance. Ce dernier sujet l'intéressa davantage, à cause des controverses que la déclaration de 1682 souleva. 11 se prononça dans le sens excessif qu'Innocent XI affectionnait; aussi fut-il cher au cœur de Sa Sainteté. J'ai déjà cité ce que les dépêches disent de la façon dont il défendit la thèse de la supériorité du pape sur les conciles dans ses rapports avec les décrets de Constance, et comment le Père Maimbourg y répondit en 1684. Le cardinal d'Estrées ne fit pas grand cas de la science de ce bibliothécaire, et le crut plus capable d'invectives que de fortes raisons 2; le 31 décembre 1682, en signalant à Louis XIV les actes manuscrits du concile de Constance qu'il « prétendait avoir trouvés », ce cardinal en suspecta l'authenticité et remarqua que, s'ils avaient existé au temps d'Eugène IV (1431-1447), ce pape s'en serait certainement servi contre le concile de Bâle, ce qu'il n'a pas fait3. En outre, le 11 décembre 1685, Son Éminence écrivit encore à Louis XIV: « On vient de me dire que Scelestrat a publié sa réponse à M. Maimbourg. Il offre de faire voir les preuves qu'il a tirées des manuscrits de la bibliothèque vaticane; il se fonde sur une bulle de Martin V, qui contient diverses restrictions, qui s'y trouve seulement manuscrite, qui jusqu'à présent n'a jamais été donnée au public, et postérieure à celle qui parut après la fin

1. Mémoire de Servient, le- 11 janvier 1681, Correspondance de Rome, t. CCLXXV, p. 22-25.

. 2. Voir sa dépêche au roi, du 10 avril 1685 {ibid., t. CCXCIII,

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