‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 101 sur 373 · Ibid., t. CCLXXXV, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLXXXV, p

du concile de Constance et que ce pape publia pour y donner sa confirmation et son approbation. Je ne sais quelle- autorité il lui peut donner au préjudice de la première très authentique. Ces réflexions n'échapperont pas sans doute à son adversaire1. »

Dans sa dépêche du 3 février 1688, Lavardin, parlant de ce théologien, dit : « Un petit fut nommé Selestrat2. » Scheelstrate se démena fort dans l'affaire des franchises des ambassadeurs contre l'appel et l'arrêt du parlementil fut, avecCasoni, Ottoboni etCasanatta, l'âme de la résistance antifrançaise ; il introduisit dans les questions de théologie sa haine politique contre Louis XIV, et le pape goûta ce fanatisme. C'est Scheelstrate que Sa Sainteté envoyait auprès des théologiens modérés pour les activer, les presser, les arrachera leurs lenteurs, et pour tâcher d'arriver enfin à la condamnation projetée des propositions de France3. La dépèche du cardinal d'Eslrées du 20 juillet 1688 contient sur ce sujet des détails intéressants, qui dépeignent l'attitude et le point de vue de ce Flamand fanatique : — Le pape voulant que les théologiens chargés d'examiner les .'propositions de France en signalassent une comme hérétique, Scheelstrate, dans le but de s avancer, dit qu'on pourrait en effet déclarer hérétique la proposition où l'on enseignait qu'un ambassadeur, exécutant les ordres du roi son maître, était comme tel à couvert de toute censure ecclésiastique. Le Père Varese, commissaire général de l'ordre de Saint-François, appuya son avis. Les trois autres théologiens s'y opposèrent, disant que cette proposition n'était pas hérétique, mais seulement voisinede l'hérésie (liœresiproxima). Piazza, l'assesseur se prononça pour ces derniers. Le maître du sacré palais pensait de même, mais il était retenu chez lui par une

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