Ibid., t. CCCX, p
p.342i-e427)dinal d'Es,réesauroi'Ie20avi'il 1688 i^id., t. CCCXIII,
indisposition. Schelestrat, pour mettre fin à cette discussion, déclara que le pape voulait que cette proposition fût considérée comme hérétique ; à quoi les théologiens répliquèrent que le pape pouvait faire de lui-même ce qui lui plaisait, mais qu'il leur était impossible de donner au pape un conseil contraire à leur doctrine. Schelestrat proposa alors de prendre une des propositions du clergé et de la déclarer hérétique; mais les autres théologiens lui objectèrent que ces matières devaient être réservées à un concile, et que, quant. à eux, ils n'y toucheraient pas. Le lendemain, le pape, après avoir lu le rapport de l'assesseur, ordonna à la congrégation des huit cardinaux de s'assembler le vendredi suivant. Les cardinaux Colonna et Cibo n'y assistèrent pas, et presque tous furent de l'avis des trois théologiens; l'avis de Schelestrat fut cependant soutenu, sans doute par le cardinal Gasanatta, dans le but de donner satisfaction au pape, qui voulait absolument avoir une proposition hérétique1.
Le 13 août 1688, le cardinal d'Estrécs traita Schelestrat et Casoni de « deux pédants2. s> Le 31 du même mois, la même congrégation tint une nouvelle séance. « Elle a duré fort longtemps, dit le cardinal d'Estrées. Les cardinaux étaient bien résolus de ne céder pas à la violence que Schelestrat et Casoni leur viennent faire de la part du pape, pour les obliger de consentir à condamner d'hérétique la proposition de l'ambassadeur, etc. » Le Père Lodron passa à l'avis de Schelestrat; mais un autre reprocha à ce dernier « qu'il ne savait pas assez de théologie pour régler les qualifications des propositions »3.
Ce fut Schelestrate qui, le 22 août 1689, fit l'oraison funèbre d'Innocent XI, oraison funèbre que l'abbé d'Hervault, malgré sa modération, trouva « très mauvaise »4.