Ibid.,r
les Flandres qu'après une publication solennelle, celle que l'on faisait à Rome étant insuffisante1. De la sorte cette condamnation pouvait être tenue pour non avenue.
Louis XIV, ayant toujours à cœur de faire condamner les docteurs antijésuitiques de Louvain, écrivit de Saint- Germain au cardinal Cibo,le5mai : «Je serai bien aise... que vous teniez la main à l'examen de ces scandaleuses thèses qu'on a soutenues en l'université de Louvain, tant pour en faire condamner la doctrine que châtier les auteurs suivant les saintes intentions du pape, et préserver mes nouveaux sujets de ces pernicieuses maximes. Cependant, comme la même université et les députés qu'elle a à Rome nient d'avoir jamais défendu de pareilles propositions dans leurs écoles, et les désavouent et les condamnent maintenant , bien qu'il ne soit que trop vrai qu'elles y ont été publiquement agitées sans qu'aucun d'eux s'y soit opposé, je ne doute point que notre Saint- Père ne juge à propos d'obliger ces députés d'en faire dès à présent leur déclaration par écrit et d'en rapporter au plus tôt une semblable de tout le corps de cette université2. » Quelques jours après, Louis XIV, en écrivant au duc d'Estrées, lui exprima l'espoir que le cardinal Gibo « n'oublierait rien, afin de seconder son zèle dans l'affaire des docteurs de Louvain »3. Cibo répondit à Louis XIV le 13 juin, touchant ces scandalose thesi che sono state sostenute in Lovanio*. Toutefois rien ne se décidait contre elles.
Pendant ce temps, le parlement de Paris déclarait la censure des soixante-cinq propositions non avenue en France. Le pape en fut très blessé et ne cacha pas au duc d'Estrées qu'il imputait à l'archevêque de Paris cet arrêt du parlement. Pomponne envoya au duc un mémoire sur