‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 115 sur 373 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

Ibid,, p

trouve vingt erreurs dans un livre du Père Lupus que Sa Sainteté avait ordonné qu'on examinât, et qu'on lui devait faire savoir qu'il eût à les rétracter, sinon qu'on le châtierait1. » Le 19 mars 1680, il ajouta : « Le cardinal Gybo m'a assuré qu'on continuait d'examiner ici les propositions des Louvanistes. J'ai su d'ailleurs que jusqu'à cette heure il ne s'était fait autre chose, si ce n'est que l'on avait vérifié que ces propositions étaient dans les livres que les Lovanistes avait composés ; que, quant à la censure, l'on n'y avait pas encore procédé, et que Von ne savait pas même quand Von le ferait, parce qu'il y avait des gens auprès du pape qui n'oubliaient rien pour l'empêcher ou au moins le faire différer longtemps2. » Quelques jours après, le pape assura le duc d'Estrées que les propositions des Louvanistes qui méritaient d'être censurées «le seraient infailliblement »; mais il se plaignit en même temps de ce que le roi lui demandait des choses impossibles 3. Le pape ne voulait évidemment pas tirer sur ses amis du second degré.

En janvier 1680, le pape prit la défense du Père Lupus contre le duc d'Estrées, il le qualifia de bon homme et il fit suspendre la censure de huit erreurs, qui, paraît-il, se trouvaient dans un de ses ouvrages 4. Le 30 avril 1681, Servient écrivitàCroissy : « Le livre du Père Lupus, natif d'Ypres, intitulé de Appellationibus, est arrivé par la poste, tant on avait de hâte de le voir; il combat celui du sieur Gerbaiset d'autres aussi (qui sont) à notre avantage5. » Le 14 mai 1682, parlant de la mort du cardinal Ricci, des évêques d'Alet et de Pamiers, Servient cita aussi celle du Père Lupus comme une bonne fortune pour Louis XIV6.

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