‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 119 sur 373 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

de Louvain. Des sept qualificateurs, trois furent modérés et quatre conclurent dans le sens de Bellarmin, qui était alors le grand théologien de la curie. Le cardinal d'Estrées opina que les termes de la proposition examinée étaient insolents, mais que le fond ne méritait pas d'être condamné, attendu qu'il n'était autre que la doctrine deDuval, dont l'ouvrage avait été revu et approuvé par Paul V et par la congrégation du saint office, et que la doctrine antiinfaillibiliste n'était ni schismatique ni téméraire1.

Ces temporisations, que le Père de La Chaise reprocha ensuite à Innocent XI, montrent évidemment que le pape, malgré toute l'hostilité qu'il témoigna contre les doctrines gallicanes, ne voulait pas se priver de ses alliés jansénistes; il eut pour eux une grande condescendance, et, pour ne pas s'aliéner leurs personnes, il ferma à peu près les yeux sur leurs doctrines.

1. Le cardinal d'Estrées au roi, le 28 mars 1685 {Correspondance de Rome, t. CCXCII1, p. 403-117).

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