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sulteurs espagnols, qui sont dans les congrégations, et qui, sous apparence d'étendre les droits des mêmes congrégations, tendent à s'assurer la liberté de rendre odieux tous les livres qui soutiennent les intérêts de la France. Il y en a déjà beaucoup d'exemples, qu'on veut multiplier ; et dans la vérité le Schisme d'Occident leur a moins déplu par ce qui regarde les révélations des saints et saintes et l'intérêt d'Urbain VI que par certaines périodes, qui y sont assez fréquemment semées, de Vautorité des rois indépendants que1 de Dieu... J'en ai de très bons avis par des personnes indifférentes 2. »
Huit jours après, le 15, le duc d'Estrées écrivit à Pomponne : « Je demandai au cardinal Cybo ce qui s'était fait touchant la censure du livre du Père Maimbonrg. A quoi il me répondit que l'on en avait informé le Père Olive, général. Je sais depuis de ce Père qu'il ne s'était passé autre chose, si ce n'est que le secrétaire de la congrégation de Y Indice était allé trouver le Père Olive de la part du palais, pour lui dire qu'il mandait au Père Maimbourg de rétracter certains endroits de son livre 3. »
Le Père Antoine Gilles dut quitter Rome par odrer du roi et rentrer dans un couvent de son ordre en France. Pour essayer de se justifier, il écrivit de Marseille à Pomponne qu'il avait été « forcé malgré lui » de censurer le livre du Père Maimbourg, qu' « on avait informé comme on avait voulu», qu'il ne pouvait en dire davantage par écrit, mais qu'il pourrait apprendre de vive voix à Son Excellence des choses fort intéressantes sur ce point 4.
2. Tel fut le premier coup porté par le pape au Père Maimbourg, ou plutôt à Louis XIV et au gallicanisme- Comme Louis XIV ne se défendit pas, le pape et sa camarilla s'enhardirent et songèrent à en frapper un