Ibid.,%. CCLXX, p
13 février, Sa Majesté ajouta : « Sa Sainteté peut juger, par l'oppositionqu'elle trouve en Allemagne à la censure qu'elle a faite d'un livre si universellement condamné, combien elle a sujet de se louer de l'autorité avec laquelle j'ai retenu jusqu'à présent mon parlement de Paris, de faire tout ce qu'il a accoutumé de mettre en usage contre les nouveautés de la cour de Rome1 . » Louis XIV avouait donc sa faiblesse envers la cour de Rome. Huit jours plus tard, il la poussa à son comble, en mandant au cardinal d'Estrées que, dans le cas où Son Éminence pourrait en tirer avantage pour le succès de sa négociation, il consentirait à faire sortir ce religieux de sa compagnie, à l'obliger à retracter ce qu'il aurait pu avancer de désagréable au pape et même à lui en demander pardon2! Donc, à vingt jours d'intervalle, Louis XIV changea d'avis et d'attitude dans cette affaire!
Vers le 25 février, le duc d'Estrées fit observer au pape ce que le procédé employé contre le Père Maimbourg avait d' « inouï ». Le pape répondit que, si ce Père s'était borné à écrire un livre ou deux méritant d'être censurés, il aurait eu patience, mais « que le troisième la lui avait fait perdre ». « Je lui témoignai, dit le duc, qu'il serait à propos de ne laisser pas les choses dans l'éiat qu'elles étaient; sur quoi il ne m'a rien répoudu3. »
L'année suivante (1682), le papese montra décidé âne pas admettre parmi les électeurs du général des jésuites ceux des jésuites Français à l'élection desquels la voix du Père Maimbourg avait concouru4. Enfin, le pape triompha : le 10 février 1682, ce Père sortit de la compagnie. Louis XIV, qui aurait dû ressenlir quelque honte de sacrifier ainsi un de ses plus fidèles défenseurs, écrivit cette nouvelle, le jour même, au cardinal d'Estrées, en