‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 132 sur 373 · lbid., t. CCLXX.I, p · texte numérisé non relu

lbid., t. CCLXX.I, p

4. Servient à Croissy, le 8 janvier 1682 (ibid , t. CCLXXX, p. 20-

lui avouant que cette affaire était finie « à la satisfaction de Sa Sainteté1. »

Le 12 septembre suivant, le duc d'Estrées manda au roi : « J'ai l'honneur d'écrire cette lettre particulière de ma main à Votre Majesté, pour satisfaire à la parole que le pape a désiré que je lui donnasse d'informer de cette manière Votre Majesté, de ce qui se passa hier touchant le Père de Mimbourg (sic), et sur quoi il me demanda instamment par trois fois le dernier secret, et me priant même de n'en vouloir rien témoigner à M. le cardinal Gibo. Je ne comprends pas quel motif a pu avoir Sa Sainteté pour cette précaution dans cette affaire qui ne paraît d'aucune importance. Ayant demandé au pape, dans la conformité que Votre Majesté me l'avait ordonné par sa dépêche du 6 août, la permission pour le Père Maim bourg de rentrer dans la compagnie, il me dit d'abord, mais sans aigreur et d'un ton bas : E un maVhuomo, qu'avait-il à faire de tant écrire et mal à propos ? Lui ayant répondu que, s'il avait l'honneur d'être connu de Sa Sainteté, elle en aurait assurément une autre opinion ; et, après l'avoir un peu pressée, elle me dit : Monsieur l'ambassadeur, vous pouvez assurer Sa Majesté que, si elle a grand premùra pour cette permission, nous la donnerons sitôt que vous nous aurez informé de sa volonté, en réponse de ce que nous vous disons. »

La chose en resta là, Sa Majesté n'osant pas mécontenter le pape en insistant. Mais, à la fin de 1684, Rome s'emporta de nouveau contre un nouvel écrit que ce Père avait dédié à Sa Majesté. En effet, le 23 décembre, le cardinal d'Estrées avertit le roi que, depuis douze jours, on en possédait à Rome quelques exemplaires, que Casoni l'avait entre les mains et qu'il chercherait à le « condamner avec quelque singularité. » Cet ouvrage, dit ce cardinal, donne « de nouvelles lumières touchant les décrets du concile de Constance, qu'on n'avait pas aupa-

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